Archive for novembre, 2009

Le Marketing Direct To Fan c’est donc un des gros mot à la mode pour expliquer que maintenant l’artiste peut s’adresser directement à ses fans. Plus la peine de passer par une major qui va te prendre tout ton argent, non maintenant c’est Direct To Fan. Bon dans pas mal de cas ça consiste plutôt en Direct To Qui? Parce que quand tu démarres des fans t’en n’as pas. M’enfin admettons donc que des fans tu aies. C’est le truc à la mode et j’en parlais pas plus loin qu’ici avec Imogen Heaps.

C’est quoi le problème avec le marketing Direct To Fan?

C’est vrai ça d’un côté je mets en avant que c’est cool, impressionnant et là hop tel un présentateur de bas-étage inventant des rebondissements factices je parle des “dangers”.

Mais il ne faut pas oublier que fan vient de fanatique et que en gros le fan est un jaloux à l’esprit étriqué –en tant que fan- et qui ne conçoit l’objet de son fanatisme que dans l’immobilité. Un nouvel album? Oui mais le même que celui que j’ai aimé. Enfin pas vraiment le même. Il faudrait qu’il soit pareil mais que j’ai quand même le sentiment qu’il est pas pareil. Mais pas un album de reprises non plus.

  • Metallica sort le black album? Les fans hurlent à la mort, à la trahison.
  • Bruce Springsteen publie Nebraska? Bouh minable, nul, trop naze.
  • Florent Pagny… heu non pas Florent Pagny.

Protègez-moi de mes fans

Le problème donc d’impliquer ses fans pour la conception d’une œuvre musicale, quelle qu’elle soit, outre qu’elle pose un peu la question de la place de l’artiste, est que cela risque fort de niveler par le milieu. D’autant qu’une masse de fans même intelligents reste une masse. Et lorsque l’on demande à une masse de choisir ce qui émerge est toujours un juste milieu foireux qui finalement ne plait à personne.

Prenez une masse d’eskimos et une masse de touaregs. Vous leur demandez la température qu’ils veulent. Vous allez régler le thermostat sur 10 degrés. Les touaregs sont morts de froids et les eskimos de chaud. Merci.

Donc à trop demander à des fans leur avis on risque d’obtenir de la musique qui ne plaira même plus aux fans et qui, n’étant qu’une pale copie des créations précédentes, ne plaira plus à personne.

Plus le Direct To Fan prend d’importance, c’est à dire plus le chèque qui arrive en fin de mois chez l’artiste sera clairement signé par « les fans », plus la peur de déplaire à son patron risque de s’installer. Et alors là… On en reparlera mais d’ici là: le Marketing Direct To Fan oui, le Marketing Direct By Fan non.

Dès qu’annie cordy se maque avec chantal goya, bing on parle de supergroupe. Finalement on en vient à dévoyer le principe du supergroupe. Et on doute. On se dit que « non non non le prochain supergroupe qui arrive, même s’il y a Didier Barbelivien dedans, j’achète pas, j’écoute pas ». Et bing, arrive Blakroc.

Hiprock ou Rockop ?

D’un côté The Black Keys de l’autre Mos Def, Jim Jones, Nikki Wray, Q-TIP et encore beaucoup d’autres. D’un côté? Non, finalement ils sont ensemble tout en étant côte à côte. Enfin on ne sait plus trop tellement ça tourne.

Bon, le mélange des genres y-a du bon et du moins bon. Et du franchement mauvais. Black Keys, Mos Def, Q-TIP ??? Avouons le, je connais assez mal le Hip Hop (doux euphémisme) mais je connais les Black Keys.

Les Black Keys c’est qui? C’est un peu Gulliver et Tom Pouce qu’auraient décidé de faire du rock. Tom Pouce à la guitare et Gulliver à la batterie. Et c’est tout. Et pourtant, à la cigale en 2007 on avait l’impression qu’ils étaient 10. Des purs moments de rock’n’roll. Une énergie inépuisable. Avec cette fille hystérique qui hurle, sur un moment de silence “et on dit que le rock est mort, merde”!

C’est donc peu dire que j’attendais le premier morceau avec impatience. Il est arrivé et il tuait. Maintenant il y a le clip et ben il tue toujours. Oui je sais, d’autres blogs en ont parlé et avant. Mais je m’en tape. Juste envie d’avoir un petit lien vers ce putain de clip de ce putain de supergenre.

Rock’n’Hop

Longue vie à Blakroc qui arrive avec Ain’t Nothing Like You (Hoochie Coo) .

Ayé ton site est monté. Nous aurons même le témoignage du chanteur de Quand la diva s’en va qui explique qu’il a mis en gros une soirée pour monter son blog. Une soirée !!! Bon bien, donc tu peux presque commencer. Mais il reste un truc chiant, dont toi tu n’as rien à foutre: le référencement. Le référencement, c’est un truc de geek, enfin de tocards comme on disait avant de dire geek.

Le référenquoi ???

Oublie le mot référencement. Mais regarde ce groupe. Il s’appelle eliotE & the ritournelles. C’est un groupe qui déchire. Je vais sur YouTube et je tape eliote & the ritournelles.

Tu vois ce que je vois? Du caca. Oui. C’est mal rangé, on ne sait pas quoi regarder. Il y a des videos avec le nom du groupe uniquement ce qui fait qu’on a l’impression que c’est la même video plusieurs fois alors que non. Bref tant que tu es le seul à mettre tes vidéos sur le net (avant, je te souhaite, que ces petits salopards d’internautes ne commencent à te pirater) tu les mets bien !

Tague toi ! Read the rest of this entry

Un sondage à la con chasse l’autre. Après l’autoplay, sans équivoque et qui amena la création du groupuscule #deathoautoplay qui sévit encore ces jours-ci. Il y a eu la scène et les artistes. Avec un résultat nettement plus nuancé que ce que je pensais. En gros ça dépend des artistes. Bref vous n’avez pas d’avis quoi! Enfin moi non plus puisque c’est ce que j’ai répondu. Et là qu’est-ce qu’on a?

L’album va-t-il mourir ?

CD1D c’est donc une fédération de label indépendants qui a lancé une plateforme CD1D.com pour vendre des disques par correspondance. Un des fondateurs de CD1D disait au printemps de bourges “vous pouvez considérer que nos chiffres de ventes sont faibles si vous comparez à une major. Mais si vous comparez à une FNAC, on est une des plus grosses FNAC de france”. Je cite de mémoire hein. Pas bête la comparaison. Et une FNAC avec un putain de catalogue si je puis me permettre ! La suite donc des réponses de CD1D.

La musique en téléchargement gratuit sur le site d’un groupe et payante ailleurs, vous en pensez quoi ?

Nous n’avons individuellement, et bien heureusement, pas tous les mêmes avis sur la question, toutefois le slogan de cd1d donne à percevoir notre positionnement quant au téléchargement ! « télécharger c’est découvrir, acheter c’est soutenir ». Nous ne bannissons pas le téléchargement illégal car nous sommes conscients que la libre circulation de la musique est importante pour les artistes. Un jeune groupe, par exemple a besoin de faire circuler sa musique pour se faire connaître, trouver des dates… donc on ne peut pas blâmer ceux qui téléchargent la musique d’un groupe pour la découvrir et la faire écouter à ses amis. Notre propos se situe davantage dans le fait d’avoir envie de soutenir un artiste qu’on affectionne. Il est important de continuer d’acheter la musique des artistes pour que ces derniers puissent continuer de produire. Heureusement et c’est important les réels amateurs de musique désirent se procurer l’objet (vinyl, boitier sérigraphié…). Le disque est certainement un support voué à être dépassé mais il ne faut pas l’enterrer avant l’heure, sur cd1d, nous réalisons encore à ce jour 70% des ventes en physique.

Certains labels décident même d’offrir le numérique pour l’achat de l’album en physique. Comme nous l’avons déjà précisé, sur cd1d chaque label est maître de son catalogue, il choisit son prix public aussi bien sur le physique que sur le numérique (en vendant piste par piste ou l’album intégral), tout comme il sélectionne dans les pistes de ses artistes celles qu’il souhaite laisser en écoute totale ou en extrait de 30 secondes.
Une de nos missions se résume à faire de l’éducation populaire, c’est à dire à sensibiliser les auditeurs sur les difficultés et réalités auxquelles nous faisons face et sur l’importance de l’achat de musique pour la survie de nos artistes et de la diversité culturelle.

Votre rapport à HADOPI?

Nous nous sommes réunis en avril dernier lors de la première édition du MaMA à Bourges, pour rédiger une lettre ouverte (relayé par quelques médias nationaux) qui a été envoyé aux députés où nous exposons justement notre positionnement par rapport à cette loi.
http://www.irma.asso.fr/Lettre-ouverte-Hadopi-aux-deputes
Notre position n’a pas changé depuis la rédaction de cette lettre.

Quel est selon vous aujourd’hui le réel problème de l’industrie musicale?

Le problème de l’industrie musicale est d’une part la manière dont on nous donne à consommer la musique. Les mass médias et le lobbying des majors matraquent les auditeurs d’une poignée d’artistes non exhaustive. En effet, quand on sait que le même titre peut être diffusé plus de 15 fois par jour sur certaines radios, on se dit qu’entre les clips et les spots publicitaires diffusés en boucle et l’édition le public n’a pas d’autre choix que de subir cette musique. Le problème est qu’avec de telles pratiques, nous sommes quasiment sûrs que le public consommera cette musique parfois même inconsciemment.

D’autre part les habitudes du public évoluent. L’écoute en streaming, les webradio, les téléphones portables, lecteurs multimédias, etc, sont devenus des modes d’utilisation courants. Ce qui induit un changement relativement radical dans une industrie musicale qui devient alors obsolète. Il est important de ne pas négliger et de repenser la place du public qui a malheureusement toujours été le dernier maillon de la chaîne de l’industrie musicale. Cette industrie impose encore sa vision du monde au public alors que c’est l’inverse qui doit être pris en compte. Elle reste axée sur le maintien de ses profits quitte à en sanctionner (via Hadopi par exemple) sa principale source de revenus : le public.
Dans tout cela il est important de ne pas oublier la question primordiale de la responsabilité des FAI*. Ces derniers deviennent les maisons de disques de demain et agitateurs d’une pseudo création, ils font la pluie et le beau temps parce qu’ils détiennent l’accès à internet. Ce qui revient à utiliser la musique comme produit d’appel pour vendre de l’abonnement.

Enfin pour finir, la musique enregistrée n’a jamais été gratuite et ne l’est pas encore (l’abonnement à internet étant payant). La création doit être rémunérée et il ne faut ni dans les esprits ni dans les faits perdre de vue cette notion.

Alors Has been CD1D? Ahah oui tu as honte d’avoir pensé ça. C’est normal. mais ce n’est pas grave. L’important c’est de reconnaître ses erreurs (en achetant une caisse de nouveautés chez CD1D par exemple).

Je suis quand même, encore, frappé de constater que plus on a de raisons de se plaindre du piratage plus on s’y adapte. Les petits labels indépendants ont énormément soufferts de la crise du disque (dans la mesure où leur disparition était –et est toujours- en jeu en quasi permanence pour certains). Et pourtant voilà, ils essayent de s’adapter, de trouver des solutions, des nouveaux modèles. Ce qui ne légitime en rien les petits sagouins qui n’ont pas dépensé un centime pour la musique depuis 1999 mais enfin au moins ça permet d’avancer.

Quant à la gratuité de la musique enregistrée, eh bien, pas mieux que CD1D. Grand merci donc à Fabien dont je ne sais pas ce qu’il fait chez CD1D parce que je suis décidément une truffe. Je lui avais demandé s’il travaillait chez CD1D et il avait répondu oui. Et ça me fait toujours plaisir quand on me dit “oui”. Tout à ma joie j’en ai oublié de lui demander ce qu’il y faisait. J’ai réparé l’erreur tardivement et je sais donc qu’il est responsable de communication web mais bon j’assume ma boulette.

Très de bavardages, allez faire un tour sur CD1D. Et quand vous avez le choix, achetez chez eux. Et faites les connaître parce que ben parce qu’ils existent, ils sont là. Ils bossent. On n’est pas dans le concept, dans le ya plus ka ki faut kon.

Tiens d’ailleurs, c’est décidé, toutes les semaines, je ferai un petit article sur un artiste dispo chez CD1D.

Ahah vous pensiez qu’entre le guide pour les indépendants, le guide de la musique sur twitter, Net Emergence, Clarys , le tour du monde en 80 clips allait passer à la trappe. Je ris et me moque de votre peu de foi. Il est vrai que le rythme à tendance à s’accélérer dans le ralentissement comme on dit au gouvernement mais bon, ça bouge encore.

Et c’est une double découverte puisque j’ai trouvé un pur site et un pur groupe. Le pur site c’est i(heart)music. Avec je ne sais pas combien de groupes indé canadiens qui tuent. A priori il organise aussi des concerts. Enfin la classe quoi. Et la deuxième découverte ben c’est le groupe Whale Tooth.

Toronto | Whale Tooth Read the rest of this entry

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