Archive for décembre, 2009

Oui je sais, vous allez me dire “mais c’est quoi cette liste”? Le point commun c’est un “W? C’est complètement con”! Et moi je vous répondrai que c’est quand même pas très gentil de venir m’insulter sur mon site. Enfin quoi. Justement c’était l’idée. La lettre W étant une lettre peu ordinaire, ben y-a ptete un point commun. Ou alors c’est un prétexte. A vous de voir.


White Denim – I start to run

Avec une ligne de basse pareille, on peut chanter l’annuaire, j’adhère. Et puis le chanteur a un petit côté énervé qui me plait bien.

Wavves – So Bored

Un groupe ricain que certains comparent à Pavement. Ce So Bored avec ces chœurs un peu stridents derrière, et l’impression à la limite du désagréable que tout le monde joue un morceau différent en même temps est, comme aurait dit Marcel Proust, une grosse tuerie!

Edward Sharpe & The Magnetic Zeros – Home

Là c’est surement l’ami Maupassant qui aurait lancé un “sont barjots ces ricains” tant Maupassant s’y connaissait en barjot. Ils sont dix et qu’il vous suffise de savoir que ce morceau va vous rester en tête un petit moment. Et si tu as un doute sur le fait qu’ils sont quand même bien barrés, regarde la video.

Swell – What I Always Wanted

Amusant mais le rythme de ce morceau fait penser au précédent. Un peu.

Noah and the Whale – Second Lover

On ne présente plus Noah and The Whale. Tiens d’ailleurs vous avez remarqué comme à CHAQUE FOIS qu’un journaliste dit “on ne présente plus machin”, il rajoute “le fameux groupe de Sheffield créé en 1978, aux 13 albums studios, 3 live, qui s’est séparé en 1988, reformé en 1994, qui a remporté 130 disque d’or et dont la pop sucrée matinée de low-fi postcore grunge jouée par le chanteur bob axelfon, le guitariste ruppert gouphers et le bassisto-batteur Groovy drummy a envouté 2 générations de fan de los Angeles à Tien an men”. Enfin bref, ce morceau est très beau.

New Model Army – Bury The Hatchet

Je vous ai parlé de New Model Army? Ah oui. Pas grave. voilà une petite ballade des familles. A tomber par terre. Et si tu doutes que les ballades de New Model Army soient belles écoute celle-là

Low – Monkey

Si tu ne connais pas, eh bien découvre. Le groupe a 15 ans quand même et évolue dans un style qualifié de Slowcore sur wikipédia. Ce qui prouve que lorsqu’un internaute moyen n’a pas assez de vocabulaire pour décrire une musique un peu trop subtile pour lui, il invente des mots.

Wilbirds & Peacedrums – Great Lines

Là c’est sûr je n’ai pas assez de vocabulaire pour décrire cet ovni. Mais c’est beau au début et ça tue à la fin. On pourrait donc dire qu’il évolue dans un genre de beautuée. Enfin non mais c’est vraiment superbe.

Arthur Brown – Fire

Un petit peu cintré le monsieur mais il a le fire communicatif.

Sweet – The Ballroom Blitz

C’est du Glam Rock qu’ils disent. Effectivement. Ca a donc vieilli. Mais ce Ballroom Blitz devrait passer encore quelques décennies tranquille…

Morecambe & Wise – Positive Thinking

Et là tu me dis “qu’est-ce que ce duo de pseudo comiques de la radio anglaise vient foutre là avec son titre un peu big band, un peu sous crooner”? Et je te réponds “combien de fois faudra vous dire que sur mon site je fais ce que je veux”!

Wilderness – Chinese Whisperers

Et je trouvais que le morceau précédent faisait une bonne transition, bizarrement, avec ce putain de morceau. Qui risque de vous rester dans la tête les 15 prochains jours. Enjoy.

Résultat les groupes avec un W dedans ben c’est comme les groupes sans w dedans, en cherchant bien on trouve des joyeux.

La playlist spotify :

Ricochet #2 : Fan où es-tu ?

Mr Olivier a pris la fâcheuse habitude d’écrire très bien des articles que j’aurai pu écrire (très bien ou très mal, c’est pas à moi de le dire). C’est est devenu inquiétant. Schizophrénie? Clonage internet? Aucune idée mais du coup autant pousser la logique jusqu’au bout. Cet article est la suite plus ou moins logique de cet excellent article “DEVENIR FAN”, D’ACCORD, MAIS POURQUOI ? qui lui-même découlait d’une autre discussion enfin bon bref.

Fan oui mais pourquoi?

Très bonne question. Traitée de manière extensive par Olivier. Et que veut dire être fan aujourd’hui que la fanitude se limite souvent à un seul clic “devenir fan” sur une page facebook. Bon être fan aujourd’hui ça englobe différents niveaux. Un beau dessin volé vaut mieux qu’un long discours copié voici le fan aujourd’hui selon Where is my song?

Etre Fan aujourd'hui : ha oui quand même.

La course aux fans

Donc en gros les fans aujourd’hui on ne sait plus trop ce que c’est. Et c’est dommage parce que putain avec 1000 fans tu peux t’acheter une villa, des piscines, des prostitué(e)s et la drogue tant que t’en veux. Ca vaut le coup d’en avoir plein du coup. Mais plein comment ? Bon ok, admettons qu’il faille 1 000 fans actifs et un peu pétés de thune pour te faire vivre. Ok. Mais comment les trouver. Comment trier le bon grain de l’ivraie? Comme pour tout des méthodes y-en a mille.

Prenons l’exemple de Clarys

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Clarys est une artiste de talent. Elle a beaucoup de talent. Et du potentiel coco comme on disait il y a pfff un siècle. Et ses fans alors, combien elle en avait? Et qui étaient-ce? Et était-elle dans la chasse aux fans pour faire du fan? Et et et… De 2005 à 2008, Clarys a fait comme beaucoup: More and more friends on MySpace. Et comme beaucoup elle était sincère et elle a aimé se balader, découvrir, échanger. Ce n’était pas toujours des fans mais c’était toujours intéressant.

Et MySpace devint MySpace

Une grosse crotte totalement vérolée. Vérolée par MySpace qui doit son succès aux groupes inconnus et n’a jamais donné d’argent qu’à des super stars. Vérolée aussi par les groupes. Qui grisés par la courses aux friends en oublièrent qu’un ami on ne le tape pas d’une bière tout le temps sinon l’ami finit par penser qu’on est surtout un pique assiette, un profiteur. 2500 friends plus tard, ras le bol, écœurement et nettoyage de friends.

Un email pour expliquer que voilà, il n’est plus temps des fausses amitiés. Aimons-nous ou fuyons-nous. Un email envoyé à chaque compte. Clarys a perdu heu 1500 friends au passage. Ca calme… Et finalement ça a changé quoi? Eh bien il y a moins de gens qui viennent écouter sur MySpace. Oui c’est vrai. Ca a chuté de près de 40%. C’est grave? Ben non pas trop puisqu’en fait les groupes venaient, écoutaient pour vérifier que ça collait à peu près avec la pub qu’ils allaient déposer et repartaient. Ils viennent plus déposer de pub. Bon mais où est le fan là? Nulle part. Sauf à créer le concept de Sfam ce fan qui te spam.

Mais on fait quoi maintenant si on est artiste?

Oui parce que critiquer Myspace c’est bien mais la relation Fan-artiste on l’entretient comment? On facebook, on crée son site et con chercher. Facebook n’est globalement pas très porté sur la musique mais pour la discussion et l’échange c’est plutôt pas mal. Et sur le site de l’artiste, les choses sont claires. Et nous voilà revenus à une relation qui est une relation artiste-fans. Avec des fans dans toutes les catégories décrites pas Olivier, mais quand même.

Oh bien sûr, la route est encore longue, très longue, mais en restant vigilant, on peut créer un cercle vertueux tout en entretenant non pas une relation sfam mais bien une relation fan-artiste. Fonctionnera, fonctionnera pas? L’avenir nous le dira…

Si tu veux écrire une suite, une déclinaison à cet article ben vas-y et nomme le ricochet #3.

PS: cet article cache de l’autopromotion honteuse puisque je travaille avec Clarys alors bon hein, non vraiment.

Ca se confirme chaque semaine, nous sommes de plus en plus nombreux à parler stratégie musicale, promotion, marketing sont de plus en plus nombreuses. Sans que ça change quoi que ce soit. Sommes-nous au temps de la semence? Si oui, quand est-ce qu’on récolte ???

Musique et promotion

Musique et Business

  • Grandeur et Décadence des majors. Rien de vraiment nouveau, mais confirmation éclairée (merci @virberg)
  • EMI poursuit Vimeo qui encourage les internautes à filmer et mettre en ligne leur lip dup de chansons. La bêtise crasse n’a pas de limite et après l’affaire Dark Night Of The Soul, EMI confirme qu’elle doit mourir pour le bien de tous.
  • Spotify ne changerait rien au piratage qui ne baisserait pas en fait. En attendant la contre étude qui dira le contraire avant la contre contre étude.

Musique

Allez à la semaine prochaine!

Vous l’aurez peut-être remarqué, j’ai beaucoup de mal à me tenir à une régularité de métronome pour les rubriques récurrentes. C’est mauvais pour le trafic. Il parait que l’internaute aime bien les raviolis du mercredi, les news du vendredi. Bah on fait ce qu’on peut et aussi un peu ce qu’on veut…

Charlie et sa drôle de dame

4 chansons à découvrir, 4 défis à relever… J’en reparlerai surement dans le guide pour les groupes indépendants.

Quelques liens vraiment en vrac pour le coup:

http://www.myspace.com/sramin

http://www.youtube.com/watch?v=uJND0m1FxRo

http://www.lil2004.com/

Allez à dans bientôt pour d’autre musique en vrac. Le terme en vrac étant donc forcément à prendre au second degré, rapport à la musique qui est devenue un produit, patati, patata, c’est moche mais quand même et autres considérations. Et c’est par où? Oui là, ah ok, lerci, hop, je sors.

Alors on a vu ce qu’étaient ces histoires de 4 P, puis leur application pratique au 20ième siècle (période Mikaile Jaquesonne). Et aujourd’hui? Aujourd’hui c’est la merde tu l’as bien vu toi-même. Mais ça n’empêche pas la terre de tourner ni le marketeur de marketer. On dénombre grossièrement 3 types de marketeurs aujourd’hui.

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20ième siècle me voilà !

Il arrive directement du 20ième siècle et il tente à tout prix de retrouver son modèle d’avant. Il voudrait tellement arriver à convaincre Leclerc de reprendre des wagons de CD. Il est persuadé qu’en changeant l’emballage il pourra refourguer son CD à 25 euros à la FNAC. Bref, le monde a changé mais puisque le monde à tort, il va te me le changer ce monde. Pour qu’il soit comme avant! On retrouve généralement ces visionnaires à la tête de majors ou équivalent.

Le 21ième siècle c’est dépassé !

Il ne sait pas ce qu’est le 20ième siècle, ne croit qu’en internet, une nouvelle manière de faire du business dans la musique, réinvente les 4P en permanence, écrit souvent des articles du genre “le futur de la musique”, “pourquoi on va s’en mettre plein les fouilles en dématérialisant l’accès tout en redimensionnant la capacité à écouter de la cible auditive potentialisée”. Il écrira vraisemblablement le contraire le lendemain. Bref un mec qui patauge mais est sûr de tout savoir et comme tout change tout le temps il est obligé de changer ce qu’il sait tout le temps. Mais il a raison quand même. Ce petit bonhomme est un peu partout avec beaucoup de fans sur sa page Facebook et plein de followers sur Twitter.

Mais quel bordel !

Et puis il y a les autres, ceux qui ont du connaitre le 20ième siècle mais sont quand même un peu en prise avec ce siècle-ci. Et eux ils savent qu’en gros c’est le bordel. Que ce qui est vrai le lundi sera peut-être faux le lendemain mais que puisqu’il faut avancer, il faut rester ouvert. Ouvert aux innovations, ouvert aux modèles qui émergent, ouverts à tout et à tout le monde tout le temps. Mais tout en avançant quand même. Ce qui fait qu’il a plus de chance de finir fou que riche bien sûr.

Les 4 P au 21ième siècle?

  • Le Produit: C’est sacrément le bordel sur le produit. L’objet physique bon il a pas trop changé. Enfin le CD parce que l’emballage ça commence à se tendre. Emballage moche = vente moche alors on bosse l’emballage, l’entourage, l’univers. Mais il y aussi l’objet numérique. Le fichier mp3? Flac, wav? Format single, album ou alors Widget? Ou même l’abonnement.  Houlalala, compliqué. Et ça change tout le temps. On vient de nous inventer le fichier remixable. Du coup je vends quoi? La musique ou le droit de la remixer? Bref y-a 40 produits là ou il y en avait deux. Et le streaming et l’accès et et et…

  • Le prix: Oh c’est juste un peu plus compliqué que pour le produit. En apparence iTunes a réussi a réimposer un standard: 0.99$ la chanson. Au passage vous noterez l’arnaque totale qui consiste à vendre plus cher qu’avant un objet dématérialisé. Un album de 15 chansons il est resté à 15 euros pendant très longtemps. Mais le streaming c’est combien? Ah c’est gratuit. Sauf quand c’est payant d’accord. Le téléchargement ben maintenant ça oscille entre 0 euro et 1 euro le morceau. Ah oui quand même. Et les widgets? Ben on sait pas trop ce que c’est en vrai alors on teste. On tente des trucs…

  • Le placement: Les disquaires ont disparu ça c’est clair. Leclerc et Carrefour ne distribuent presque plus de CD et ne proposent rien sur le numérique (mais ça pourrait changer). iTunes est devenu incontournable mais pour placer son produit chez eux il faut passer par un distributeur numérique (en gros hein). Des distributeurs numériques il y en a partout, qui servent plus ou moins de plateformes. Parce qu’il n’y a pas qu’iTunes. Des plateformes ou équivalent il y en a plein. Fnac, Virgin, Deezer, Spotify… rien que pour la France on recense allégrement 100 services. Et on peut également placer le produit sur son espace perso : son site. Ouais super. Trop d’emplacements tue l’emplacement et c’est un calvaire de savoir où distribuer quoi. Surtout que selon que tu joues du metal techno pop indé ou de la variété finlandaise, tu peux pas mettre ton produit aux même endroits.

  • Publicité: C’est à peu près le même bordel que pour le reste. Les encarts dans les inrocks? Ahaha heu non rien. Une pub dans Rock&Folk alors? Ou alors un super clip viral avec des faux acteurs qui jouent super mal? Ou une pub facebook ciblée? Tu sais ces pubs ciblées qui te proposent à toi homme en couple fan de musique des produits pour t’épiler le maillot ou rencontrer de belles russes un peu vulgaires et pour le moins libérées. Reste encore la pub télé, radio mais bon, c’est pas à la portée de tous les budgets.

Fog

Tu l’auras compris, tout le monde nage. Sauf bien sûr ceux qui sont persuadés que l’avenir se cache dans le passé et les autres convaincus que l’avenir c’est déjà le passé. Entre les deux, hum entre les deux, méfions-nous des « 10 trucs marketing pour se faire connaître » assénés sans recul. Au risque de sortir du brouillard pour se prendre un platane en pleine tronche… Soyons désinvoltes, n’ayons l’air de rien.

La culture musicale qu’est-ce que c’est? Je ne saurais pas la définir mais je sais encore dire quand j’en prends une montagne en plein gueule. Kill Me Sarah est un site qui regorge de culture musicale. De découvertes musicales. Quel bonheur que de tomber sur un groupe des années 70 et de se dire “wow mais comment j’ai pu rater ça, pourquoi c’est pas plus connu”? Quel privilège de tomber de sa chaise jour après jour. Surtout quand c’est présenté sans prétention.

Bien sûr ce site est très mauvais pour ton égo car il te renvoie à ton inculture crasse, ton ignorance abyssale. Mais comme c’est pas un concours, du coup, c’est cool de se rendre compte qu’on est un putain d’ignorant mais avec un putain de bon son dans les oreilles! Grâce à KMS.

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Intro: la chanson ou l’album que tu aimerais qu’on écoute en lisant cette interview/questionnaire ?

Rock’n roll du Velvet Underground. Original (sans images)

Sur ton blog il est précisé saison 8. Ca fait 8 ans que tu blogues sur la musique ?

Je blogue depuis avril 2002. Ma fierté est que je crois avoir commencé une semaine avant les Heures Creuses de Chryde (Mister blogothèque). Je crois que c’est terrifiant de durer aussi longtemps. Mais à ce niveau là je me dinosaurise, je suis en voie de fossilisation…

Des plans pour les 8 ans à venir ?

Ecrire un bouquin qui raconte mon adolescence et la banlieue dans laquelle j’ai grandie qui ne ressemblait pas à ce que l’on entend par banlieue maintenant. Avec forcément quelques disques essentiels pour articuler le tout.

Au vu de ta culture musicale tu dois avoir 659 ans. Ton blog indique légèrement moins. Ca vient d’où alors cette culture?

Je n’en ai que 610 de moins, c’est déjà ça. J’écoute de la musique depuis fin 74, j’avais 13 ans. J’ai grandi jusqu’en 1980 en lisant Best et Rock & Folk qui ne ressemblait PAS DU TOUT au Rock & Folk actuel. La musique est ma passion. Je n’ai pas l’impression d’avoir une grande culture musicale. J’ai même l’impression d’avoir des lacunes terrifiantes. J’essaie de les combler petit à petit.

Fan de vinyl, beatles, comment vis-tu la révolution internet par rapport à la musique (quoi que tu entendes par là) ?

Avoir à portée de clic toute cette culture, toute cette musique, et toutes ces informations c’est absolument hallucinant. Internet a changé ma vie, musicalement mais pas seulement. Et en même temps j’achète plus de vinyles que de CD et aucun fichier mp3. Et je n’ai jamais acheté autant de disques que depuis qu’il y a internet. J’aime les vinyles, leur son, leurs pochettes. Et comme je suis vieux et que ma vue baisse, les pochettes des CD sont imprimées trop petit.

La profusion actuelle, ça te fait marrer, ça t’impressionne ou ça te désespère?

Ni l’un ni l’autre. Parfois je me demande si ça ne participe pas aussi au marasme de l’industrie musicale. Ca a plutôt tendance à m’affoler parce que je n’ai pas assez de temps pour tout écouter. Il y a plein de disques qui ne mérite même pas une écoute. Mais on peut rater des merveilles. Ca arrive tout le temps en fait. Rater des merveilles.

La musique doit-elle être gratuite sur internet selon-toi?

Non elle ne doit pas être gratuite. Mais elle doit être vendue à un prix équitable((et non pas fluctuer en fonction des stocks ou du besoin en trésorerie (voir ma diatribe à la question suivante)(j’ai répondu dans le désordre)(je suis un garçon bordélique)). L’argent qu’elle génère doit aller en majorité aux artistes. Et en streaming. J’ai du mal à admettre qu’on puisse acheter un fichier mp3 à la médiocre qualité sonore qui disparaîtra au premier crash de disque dur. L’histoire de la licence globale c’est intéressant (j’ai pris un abonnement Spotify) mais je ne sais pas si les artistes gagnent grand chose dessus.

Quelle est, selon toi, le problème de l’industrie musicale?

Elle s’est foutue de notre gueule durant des années et s’est fait des couilles en or en même temps. Toutes ces histoires avec le cd, c’est du foutage de gueule dès le départ. Revendre PLUS CHER et avec une qualité moins bonne ce que l’on avait déjà c’était fort comme idée. On s’est fait avoir. Moi le premier. Ca a continué ensuite, ces mêmes disques on nous les a revendus remasterisés et toujours au prix fort. Ensuite on s’est rendu compte que le cd qui était à 20€ ou plus à sa sortie, 9 mois plus tard on le bradait à 9€. Pourquoi s’emmerder à le payer le prix fort. L’industrie du disque cela fait 20 ans qu’elle dépense plus dans le marketing pour payer les pubs télés de compils de merde ou d’artistes consensuels à mort que dans la production musicale proprement dite. Il n’y a pas comme une erreur là? Tout ça pour faire plus de profits et rémunérer un actionnariat. C’est ça la culture? Il y a un moment donné où le monde finit par s’apercevoir que l’on se fout de sa gueule. Ça s’appelle le retour de bâton. Internet et le téléchargement c’était comme d’ouvrir la boîte de Pandore. Après on ne peut plus revenir en arrière. Je veux bien payer pour que les artistes puissent vivre, pas pour engraisser les maisons de disques et pour qu’elles dépensent leur argent pour vendre de la merde en grande quantité. Je n’aurais pas une once de compassion pour cette industrie et les gens qui l’ont dirigée durant des décennies. Qu’elle crève. D’autres systèmes viendront (viennent déjà) la remplacer qui je l’espère seront plus équitables pour les artistes.

Conclusion: S’il y a une anecdote particulière ayant trait à la musique ou à KMS que tu souhaites évoquer, tu es -plus que- le bienvenue.

Suite à mon article l’écoute comparée des rééditions des Beatles, un jeune gommeux de la maison de disque (je dis jeune rapport au nombre de fautes d’orthographe dans le mail mais peut être que non) m’a écris pour me dire que mes critiques sur l’opération mercantile étaient parfois injustes mais parfois justifiées. En me faisant un copier/coller de certains arguments du dossier de presse. Cela m’a beaucoup fait rire.

Tout est dit. Sauf un grand merci. Un grand merci monsieur parce que quand je pense à KMS, il me vient Monsieur à l’esprit. Et ça n’a rien à voir avec son âge.

KMS proposait également Lou Reed 74 à écouter pendant l’interview. Fais toi plaisir…

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