Archive for décembre, 2009

[Edité le 16 décembre suite à échange téléphonique avec l'artiste citée dans l'article]

Voilà ce qui se passe quand on donne des conseils… On finit par se prendre les pieds dedans. Avant d’écrire cet article j’avais répondu par email à l’artiste qui m’avait écrit expliquant en gros que sa démarche me paraissait contre productive, souhaitant bonne chance et basta.

J’ai juste oublié un truc c’est qu’en lisant l’article elle ne pouvait pas le prendre autrement que comme elle l’a pris: mal et comme une attaque personnelle.

Je n’ai pas cherché à être agressif ou désagréable et le ton employé est clairement destiné aux lecteurs et pas contre elle. Mais c’est un peu petit facile. C’est ce que j’ai pensé mais je me suis puissamment vautré. Et comme je bosse avec des artistes, je ne pouvais pas imaginer une autre réaction que la sienne.

Envoyer le mail puis écrire l’article en pensant que ça le blesserait pas c’est un peu du même niveau que le “Je voudrais pas être désagréable mais …. tu pues vraiment de la gueule” ou “je veux pas foutre la merde mais… ton mari t’a trompé”. Le fait de nier une évidence ne la fait pas disparaitre.

Du coup je me suis retrouvé à blesser une artiste qui comme je le supposais était sincère dans sa démarche et s’est retrouvée avec un mec comme ça qui dézingue son travail. Je maintiens que je trouve dommage justement ce que j’estime être –d’une manière générale- contre productif et dommageable pour l’artiste.

Mais pour un bon mot, un article bien senti j’ai fait un peu l’impasse sur l’être humain qu’il y avait derrière l’email. Involontairement peut-être mais quand même. Bref je suis sincèrement désolé de l’avoir blessée. Et non je ne le referai pas. Ni avec elle, ni avec un autre. Enfin sauf si j’ai envie d’être blessant mais là c’est autre chose.

Voilà ce que j’ai reçu dans ma boite mails. Boite qui commence à regorger de mails plus ou moins ciblés, plus ou moins publicitaires. Mais un mail d’artiste comme celui-là, jamais. Je vous livre le mail et vous en penserez ce que vous voulez hein…

“Bonjour”

« Bonjour » c’est bien mais bonjour Valoche ou bonjour Valéry c’est mieux. Moi je m’en fous mais tout le monde ne s’en fout pas. M’enfin c’est du détail. Mais bizarrement c’est du détail qui peut aider à mettre le lecteur dans de bonnes conditions.

“Je suis à la recherche d’un nouveau manager car mon ex-collaborateur vient de changer de vie et de secteur d’activités.”

La demande est claire: OK. Un nouveau manager. C’est bien d’être clair. Et puis c’est comme une voiture neuve à vendre, tout de suite on explique “cause tétraplégie” ou “décès multiples et répétés” histoire qu’on se dise pas que ça vient de la voiture.

“J’ai entendu parler de vous et plutôt en bien.”

Ca c’est un bon réflexe enseigné à la page trois du guide du petit manipulateur en herbe: flatte l’égo de ton interlocuteur. Fais lui savoir que tu le connais. Et que tu l’apprécies. Par une réaction psychique assez bizarrement foutue quand l’égo gonfle la méfiance se dégonfle.

“Je sais que vous travaillez sérieusement.”

Page 4 du guide précédemment cité ils disent aussi “n’en fais pas trop, ni trop vite ça pourrait se voir”. La première remarque avait fait gonflé mon égo dans des proportions raisonnables. La deuxième a tout regonflé ma méfiance naturelle. Spontanément je suis allé voir le destinataire du message. C’était un message de masse. Envoyé à plein de gens différents. Forcément la flatterie perd un peu de sa valeur…

Mais surtout surtout, bordel de piano à queue, qu’est-ce qui peut passer par la tête d’une artiste pour qu’elle veuille travailler avec un manager qui sur un tel message dirait “oui oui cool j’y vais”.

Recrute Tocard…

Il se sera laissé berner par les deux compliments à deux francs? Mais bordel ton manager est censé défendre tes droits artistes. Il est censé se battre becs et ongles pour toi. Alors si tu décides de bosser avec un jambon de trois semaines qui se laissent enrhumer à la première brise, faudra pas t’étonner si un jour ils se pointent “ouais alors putain j’ai signé un deal là, attends attends tu vas voir, alors bon on leur laisse tous les droits gratos sur 55 ans mais ils nous ont promis une couverture dans Gouala et un pressage de 1500 CDs. Attends. Et en plus ils ont dit que j’étais un super manager alors tu vois hein”.

Ce qui est terrible c’est que la dame a peut-être trouvé un ebook ou un article d’un manager donnant ce type de conseil “flatter l’autre” patati patata. “comment contacter 5796 managers en 3 clics”.

La manipulation n’est pas en soi une mauvaise chose. Mais de la manipulation a bon escient. C’est à dire pour passer les barrières et faire que les deux parties arrivent à une situation où elles ont, de bonne foi, envie de bosser ensemble !

Là, une artiste aura passé des heures à envoyer des emails impersonnels à des managers pour rien. Ou pire, trouver la perle rare qui va trouver que “yeah elle a entendu parler de moi en bien”…

Je ne vous donnerai pas le nom de l’artiste parce que je n’ai jamais cautionné le foutage de gueule bien planqué derrière son pc*. Qu’en plus cet article est partial et discutable. Et que je suis plus désolé qu’autre chose pour l’artiste qui est surement sincère dans sa démarche. Et que cela illustre plutôt les méandres dans lesquels sont plongés beaucoup d’artistes qui justement ne sont pas ou mal entourés. Il ne s’agit donc pas de dire ‘”machine est ceci, machin est cela”. D’ailleurs finalement, vous, vous recevriez un mail dans ce style là, votre réaction ce serait quoi?

* sauf pour Céline Dion et Florent Pagny. Mais j’ai honte bien sûr

Il est de ces rencontres virtuelles qui vous font douter. Au détour d’un clic vous tomber sur un article que vous auriez pu écrire. Même ton, même tournure, même esprit et plus ou moins mêmes sujets. Oh l’égo étant ce qu’il est que le fait que les articles soit mieux écrits, plus drôles et tout ce qu’on voudra n’entre absolument pas en ligne de compte hein. Ahaha combien de scribouillards en lisant Hugo on dû se dire “p’tain on dirait moi” avant de pondre lamentablement 15 chapitres des “miséreux”, saga indigeste et illisible que gonzague seinbri n’auraient pas reniée. Bref Mossieur Olivier responsable de Where is My song ? est de ceux qui font douter. Et bien rigoler aussi parce quand même.

Intro: la chanson ou l’album que tu aimerais qu’on écoute en lisant cette interview/questionnaire ?

image Bien. Donc ça commence direct avec une question impossible. Je vois le genre… :) )))

On va faire dans le péremptoire, sinon c’est pas rigolo : « Where the Wolf Bane Blooms« , le premier mini LP des Nomads.

C’est le concentré même de de que j’adore : un son énorme, un truc à contre courant total, sorti en 83, du « garage » comme on dit (rhaaa ce mot !), et pour l’essentiel des reprises monumentales de vieux machins oubliés. « Monumentales » parce que ce truc est un monument, vraiment. Et quel son ! Appelez ça garage, rock, punk rock, j’en sais rien, ou ne l’appelez pas mais écoutez le. Cet album me met une claque à chaque écoute. Et puis ce sont des suédois les Nomads. J’aime bien l’idée : une bande de suédois qui gardent le temple pendant que les Yamaha DX 7 débarquent avec tous ces affreux groupes « new wave » (que j’ai aimé hein, quand j’étais petit). Mais ce « Where the Wolf Bane Blooms« , garanti 100 % sans prétention : tu as l’impression qu’AC/DC dit « Let there be rock » et paf, les Nomads débarquent et envoient « Where the Wolf Bane Blooms » ! Et puis le son est absolument intemporel : ce machin est indatable au carbone 14. Bref, si quelqu’un veut (quelle drôle d’idée) comprendre pourquoi « Where is my Song ? », le Nomads est tout à fait indiqué.

… Ou alors « Inside Lookin’ Out » des Animals. En boucle. Volume à 11 (pour le climax quasi permanent, rhaaaa je suis dingue de ce morceau).

Ton blog Where is My song ? semble avoir été lancé en mars 2009. C’est ridiculement tard. Tu as une excuse ?

Oui, avant je n’avais rien à dire. Ou pas grand chose. Ce qui constitue une bonne raison de la fermer. Ou alors je le disais à mon entourage, que je finissais par saouler (ce qui constitue également une bonne raison de la fermer). Astucieusement, une personne féminine de type très proche de moi m’a conseillé de monter un site pour pérorer dans mon coin sans gêner les autres. Je dis « site » parce que le mot « blog », je n’y arrive pas. Ce mot est trop laid, vraiment.

Le truc c’était d’avoir un endroit où pouvoir écrire sur ce qui était en train de se passer dans l’industrie de la musique, parce que je ne comprenais plus grand chose au(x) modèle(s) d’émergence des nouveaux artistes (tu m’étonnes), et que je trouvais ça à la fois passionnant et angoissant. Je me frottais à ça dans le cadre de mon travail, je connaissais des gens directement impactés par l’évolution, et je voyais tout ce truc de médias sociaux prendre de l’ampleur, la musique devenir des jeux (je suis aussi un gamer fou). Quand tu vois tout ça, tu te dis « Hé ben, voilà un joyeux foutoir, ils vont faire comment les petits nouveaux qui débarquent avec de bonnes chansons ? «  et puis le truc qui est venu, c’était la phrase que tu trouves encore en home sur le site :

« Si personne ne peut vraiment vivre sans musique, mais que personne ne peut plus en vivre vraiment, comment va-t-on s’en sortir ? »

Quand tu aimes vraiment la musique, en ce moment, c’est pas inutile de se poser des questions sur ce qui va se passer, en fait, mais ça tu le sais, vu que tu apportes toi-même des réponses hyper concrètes aux groupes !

Tu écris sur la musique et sur le marketing de la musique. Pourquoi les deux ?

Parce que je m’y autorise, môssieur.

J’ai validé le truc avec moi-même et je suis vite tombé d’accord : les nouveaux modèles d’émergence, les problématiques business, c’est bien gentil, mais parler de chansons, de groupes passés ou à venir qui changent tes oreilles, ce serait dommage de s’en passer. S’en passer, ce serait un peu comme … euh … parler de sexualité sans pratiquer (c’est un exemple).

C’est un plaisir d’écrire sur des chansons. Et si tu peux être un « passeur », même pour quelques personnes, ça sert à quelque chose, un peu. Et puis maintenant il y a des « guests », ça aussi c’est un plaisir. J’aime pas trop bosser tout seul, en fait…

L’article sur Where is My Song dont tu n’hésiterais pas à te vanter si on t’en laissait l’occasion ?

Il est encore à écrire, celui-là. Je me laisse assez peu l’occasion de me vanter. Pas le genre de la maison, monsieur. Je la ferme en attendant qu’on me dise « j’aime beaucoup ce que vous faites ! » (ce qui est encore pire, soit).

Celui dont je suis content, c’est « Quel artiste online êtes vous ? », parce que je ris encore en le lisant mais qu’il dit quand même un peu des trucs, pose des questions, pointe des directions, sans être trop chiant. C’est vraiment l’idée, d’essayer de jouer les aiguilleurs, sans pontifier.

Note que celui qui réussit à pontifier sur l’industrie de la musique et son futur, ou sur les modèles d’émergence des nouveaux talents en ce moment, il a un égo en Kevlar et là je dis chapeau.

Ou alors il est complètement con.

La profusion actuelle, ça te fait marrer, ça t’impressionne ou ça te désespère?

C’est impressionnant surtout !

Ce qui est génial, c’est qu’il y a plein de choses, partout. Mais le problème, c’est qu’il y a  trop de choses partout, trop de musique dans tous les sens, sans repères, à part les « aiguilleurs », tiens, qui valent ce qu’ils valent, mais qui ont le mérite d’exister.

Evidemment tu as beaucoup de choses très moyennes, mais la technologie, la facilité d’accès à la qualité pro, c’est passionnant, ça ouvre des portes insensées et ça peut élever le niveau. Plus question d’être signé ou pas, ça on s’en fout. De toute façon, dans tous les cas, les groupes doivent se démerder pour bien s’entourer et maîtriser leur présence en ligne notamment. Ca peut être fatiguant d’entendre 9 cacas (quoique ça peut aussi faire marrer), mais si c’est pour tomber, à la dixième écoute, sur une perle qui n’avait aucune chance d’exister il y a dix ans, c’est top, non ? C’est là que c’est passionnant.

Et c’est pas fini ! Je suis persuadé que des processus de « création / gaming » vont apparaître à grande échelle. Là, c’est carrément vertigineux.

La musique doit-elle être gratuite sur internet selon-toi?

Oui et re-oui. En fait, ce n’est pas tant qu’elle doit l’être, c’est qu’elle va probablement le devenir à terme.

Tiens, je vais pontifier : la musique enregistrée va tendre à devenir gratuite parce qu’elle est devenue reproductible à l’infini donc absolument pas rare du tout (98 % des oreilles, y compris celles des pros, ne peuvent pas faire la différence entre un bon MP3 à 320 kbps et un CD, arrêtons d’ergoter sur la qualité des formats numériques immatériels).

Et ce n’est pas sale !

L’anomalie c’est pas ça, l’anomalie c’est la musique enregistrée qui fait vivre les artistes et surtout leurs intermédiaires depuis les années 1950. Ils faisaient comment avant, les artistes, pour bouffer ? Non mais sérieux ?

Ca, c’est LE truc qui me fout hors de moi : ce manque de distance, volontaire ou non, de tout un pan du milieu musical sur le sujet. C’est pas une poutre qu’ils ont dans l’œil, ces gens, c’est une charpente entière. Oui, tu remets en cause ton modèle. Oui, tu es obligé de le faire. On va pondre des lois Hadopi-machin-chouette jusqu’à quand ? Ca, ça fait vivoter les gros acteurs mais ça tue les nouveaux artistes parce que ça freine l’évolution vers un nouveau modèle stable. C’est calamiteux.

Quelle est, toujours selon toi, le problème de l’industrie musicale?

Houla. Si tu regardes les choses objectivement, la réponse est dans la question en fait.

C’est une « industrie » en face d’un média, le net, qui va beaucoup trop vite pour des structures aussi lourdes. Résultat : au lieu d’accepter l’évidence, voilà des mégastructures qui jouent la montre, le lobbying à fond, et perdent du temps.

Pendant ce temps perdu là, les acteurs changent et une nouvelle « industrie » arrive, de nouveaux artisans aussi, 100 fois moins gros et 100 fois plus malins. De nouveaux diffuseurs de contenus, plus réactifs, plus en phase avec leur média. Je ne dis pas que c’est mieux, loin de là, mais en tout cas ça fait exploser le modèle Artiste / Label / Distributeur.

Au milieu de tout ce fatras, tu as des groupes qui pondent des idées lumineuses pour s’en tirer, d’autres qui sont persuadés que Myspace va les sauver (haha), d’autres qui s’accrochent encore à la signature sur un label comme une espèce de Graal, des start-up qui tâtonnent autour de modèles de distribution viables, et dans un an ou deux, je suis à peu près sûr qu’on saura à quoi s’en tenir.

En ce moment, j’aurais tendance à parier sur le modèle Apple-Lala, que je trouve assez vertueux, même s’il faut encore des réglages… Dans deux mois, je te dirai que c’était pas ça en fait, comme d’habitude.  Non, sérieux, ce modèle là, il tient la route, à condition d’ouvrir la porte aux artistes et aux micro structures, et de les exposer vraiment. Tout l’enjeu il est là.

Quand je vois Deezer qui signe des accords avec EMI etc … et qui te laisse uploader tes compos en mp3 SANS pouvoir les distribuer (ce qui n’a AUCUN intérêt), c’est désolant. Et ils l’ont fait. Alors que l’enjeu super fort, c’est l’exposition des nouveaux entrants, des artistes qui débarquent, et que via les playlists, les « radios » thématiques de ce type de plateformes, des petits peuvent émerger s’ils sont appréciés.

Quand tu vois que l’an passé, 90 % des revenus des ventes en ligne sont allés à 10 % des groupes, le fameux « modèle de la longue traine » en a pris un beau coup dans la tronche. M’est avis qu’il y a un boulot énorme sur la mise en valeur des nouveaux talents, c’est là que tout reste à faire. Et ce n’est pas vain : on écoutera quoi, dans dix ans, si plus personne n’a les moyens d’émerger ?

C’est ça, à mon sens, le problème de l’industrie musicale. Si problème il y a, parce qu’en fait, tu as quoi ? Un réseau ouvert qui remplace un réseau fermé ? C’est pas un problème ça, c’est une redistribution des cartes.

Conclusion: S’il y a une anecdote particulière ayant trait à la musique ou à where is my song? que tu souhaites évoquer, tu es -plus que- le bienvenu.

Hum. Pas simple.

« Where Is My Song ? » est encore un bébé, comme tu le faisais remarquer avec fiel :) Un bébé, ça n’a pas d’anecdotes à raconter, ou alors, elles manquent tout de même cruellement d’intérêt.

Il y a 30 ans, j’écoutais les Kinks et les Beatles sur la chaîne de mon père et la pochette de « Radioactivity » de Kraftwerk me fascinait. C’était génial.

Il y a 20 ans, je bousillais des guitares sur scène, on faisait plein de concerts, on rencontrait plein de gens, et c’était génial.

Il y a 10 ans, j’essayais de comprendre comment on se fabriquait un home studio, je découvrais des tonnes de morceaux en ligne et c’était génial.

Aujourd’hui, j’écris des bidules sur « Where Is My Song ? », j’ai compris comment ça marche un home studio, je rencontre encore plein de gens – comme toi, par exemple – et c’est encore génial.

Dans 10 ans, je ne sais pas ce que ce sera. M’est avis que ce sera encore… attends je cherche le mot… oui, voilà : génial.

Je commence à me demander si je ne serais pas un peu accro à la musique, ou un peu con, au choix.

(Et j’ai répondu à tout ça SANS citer Nine Inch Nails !) (Ha merde, c’est fait).

Ce que je trouve absolument magnifique c’est cet enthousiasme. Et ce regard tourné vers l’avenir bordel! Il y a 30 ans c’était génial, 20 ans aussi et aujourd’hui tout pareil. C’est à ça qu’on peut différencier assez simplement le vieux con du pas vieux con. Merci donc à ce pas vieux con d’Olivier pour son temps, ses réponses et son site.

Connaissez-vous le FMC? Non pas le FMI ou l’OMC non le FMC : Future  of Music Coalition. En gros des musiciens, des avocats, juristes, des technos qui se sont réunis en 2000 pour réfléchir à l’avenir et s’assurer que le public aurait accès à de la musique variée et que les artistes seraient rétribués justement.

Recherche, Education et Législation

C’est une organisation à but non lucratif. Ils publient des travaux, organisent des colloques, tiennent un blog qui regorge d’informations. Ils ont publié il y a un petit moment un pdf sur les nouveaux business models de la musique. Et ce document déchire quand même un petit peu sa mère. Comme je ne l’ai vu nulle part, je vous en remets une couche.

Faites-vous plaisir c’est du lourd: New Music Business Models.

Tout y est: distribution numérique, abonnement, artist to fan, web radio. Ca date d’avril mais reste d’actualités.

Vous pouvez retrouvez la conférence en ligne (enfin les slides)

Au moment où j’écris ce petit billet, paf, un message de FMC pour aider à construire une classe moyenne de musiciens! A votre bon cœur m’sieurs dames.

Dans un élan d’optimisme totalement déraisonné je me suis proposé lors de l’interview de CD1D de faire découvrir un groupe par semaine. Intention louable mais totalement impossible sur la durée tant je me connais. J’assume ma nullité crasse et propose plutôt que de parler d’un artiste de parler d’un label. Après tout CD1D c’est un rassemblement de labels. Un label par mois ou à peu près.

Un Label de Montpellier.

image « Wool recordings a eté créé en 2004 autour du projet Double u. Après avoir signé de nombreuses licences pour des labels comme Sonar kollektiv, Karat, Nocturne…Wool recordings développe son propre catalogue avec des artistes comme Collage, I&fused et plus récemment Sarabeth Tucek, Uzi and Ari , Braken , Franklin, Luther Russell …..Wool est un label pop, electronica, folk. Un label hybride qui fonctionne aux coups de coeur. Prochaines sorties: une réedition de groupe Collage un groupe Estonien de jazz vocal des années 70″. Ca c’est pour la présentation officielle.

Je ne connaissais pas Wool Recording. Et maintenant je connais encore peu. Mais j’ai écouté 2 groupes du label. Minimaliste dit le myspace. Il y a de ça.

Franklin entre pop éthérée et heu pop étherée. Avec une pochette que je trouve fascinante. Ces couleurs, cette composition, je me sens happé par cette photo.

Franklin qui est un membre de Double U. Double U c’est peut-être un peu moins éthéré. Mais toujours très aérien. Vous l’aurez compris j’ai beaucoup de mal à qualifier un genre. Sorti du Bal musette/Hard Rock/reggae. Mais le but c’est de découvrir pas de juger.

Rendez-vous next month (ou un peu avant) pour un prochain label de CD1D.

Deux semaines de suite, des news sur le business et la promotion des artistes.

Musique et Promotion

Musique et Business

Ça s’agite toujours autant quoi. Ah oui j’ai oublié : la SACEM demande un euro par mois et par internautes aux FAI. C’est bientôt Noël…

Il y a des centaine de milliers de groupes sur internet. Des millions peut-être. L’accès n’a jamais été aussi simple. A portée d’un clic. Mais les situations nouvelles amènent des problèmes nouveaux. Aujourd’hui la profusion amène presque le rejet parfois. Trop de sons, trop de découvertes, trop d’émotions. Il suffit de jeter un œil sur les interviews de B comme BoxSons pour s’en convaincre. Alors parfois on se dit : “pfff trop de son tue le son. A quoi bon écouter, découvrir, encore un bon groupe, encore une nouveauté”

La grande playlist de Mlle Eddie

image

Le site de Mlle Eddie est de ce point de vue là assez frappant. Comme le suggérait perfidement l’équipe de branche ton sonotone: Eddie est-elle une femme ou un robot qui fait travailler des enfants malgaches. Parce que niveau découvertes ça n’arrête pas. Tu restes 3 jours sans lire les news et paf 15 articles avec 13 nouveautés… Et sa grande playlist : 5 jours de musique (150 ou 160 albums) ! Oui oui 5 jours. Avec du très connu, du moins. Presque toujours du très bon.

Et dieu dit “le 5ième jour tu écouteras Wilderness”

Dieu est taquin. Sur 120 albums donc 80 que je ne connaissais pas j’en avais mis une quinzaine de côté. J’attaque le 5ième jour. Pas lassé mais pire peut-être un peu blasé… Et là… quelques notes… et je lève la tête. Et en levant la tête je ressens cette certitude: “j’aime ces notes, j’aime cette musique, c’est en moi, c’est à moi, là, maintenant”. Presque mystique comme sensation. Si la combustion spontanée existe, ça doit être liée à la musique. Une musique trop proche de soi, qui résonne trop fort en soi et pffft la torche. J’ai survécu au 8 minutes 7 secondes de Chinese Whisperers de Wilderness. Mais de justesse.

Et depuis, depuis ce morceau me bouleverse toujours autant. Comme s’il était à moi. Qu’il réveillait quelque chose en moi. La vie étant bien faite, j’ai écouté la discographie entière de Wilderness (à un clic de moi) et tout est bon. De bon à exceptionnel. En tous cas pour moi.

Et vous, y-a t-il un titre qui vous a fait lever la tête au bout de 3 notes et qui vous fait toujours regarder vers les étoiles ?

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