Archive for the ‘ Marketing et Promotion ’ Category

Voilà. J’avais déjà parlé de Net Emergence il y a 15 jours. Dans une sorte de teasing totalement contre productif, j’expliquais sans expliquer ce qu’était Net Emergence. Résultat j’ai laissé à peu près tout le monde sur le bord de la route. Aujourd’hui, ca commence vraiment alors je recommence mais plus clair.

C’est quoi?

Ca sera ce qu’on en fera… ah merde, je recommence. Non c’est très simple. L’union fait la force alors unissons nos forces pour faire émerger un groupe par mois. Ca c’est à peu prêt clair non.

Qui propose?

Ceux qui veulent proposer un groupe. N’importe quel groupe du moment qu’il est encore en activité, inconnu et propose d’écouter ou télécharger sa musique gratuitement sur son site (ou alors contre un don). Il peut mettre sa musique en vente partout où il veut bien sûr et vendre des CD, des coffrets des machins. Tiens j’ai fait un dessin même.

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Et qui choisit? Read the rest of this entry

Souvenez-vous, j’avais inauguré cette superbe série d’articles il y a un mois. En vous parlant des 4 P : Produit, Prix, Placement, Publicité. On appelle ça le Marketing Mix. Et le marketing mix doit être bien cohérent pour vendre un maximum de produit.

Au vingtième siècle?

Oui ça marchait comment au vingtième siècle le marketing de la musique? Déjà ça marchait bien, ça marchait fort. Et les 4 P c’était un peu une Promenade Pour Prendre le Pognon.

  • Produit: le produit c’était le CD (sur la partie du 20ième siècle qui nous intéresse). LE produit phare. En album ou single. Il était fabriqué pour des artistes qu’on avait trié, c’est à dire signé. Tu étais un artiste non signé? On ne te faisait pas de produit CD. Une fois signé, le contenu du produit importait assez peu puisqu’on était signé, le contenu était forcément bon. L’entourage du produit? Une boite en Crystal avec un livret blanc et moche, 3 photos et un mode d’emploi du produit (vérifier dans vos CD de 1986).

  • Prix: c’était simple il y avait deux prix. Pas trois ou dix, 2 prix. Les mêmes pour tout le monde. 130 francs et 80 francs. Les nouveautés à 130, le back catalogue à 80. Enfin sachant qu’au début un album de Daniel Guichard de 1975 qui ressortait en 1986 était considéré comme une nouveauté. Donc au début un prix puis deux prix. C’était bien pratique. Tu es un petit label, tu veux prendre le risque de gagner des parts de marché ou juste faire découvrir ta musique en faisant des petits prix?  Tu pouvais pas. Refusé par les distributeurs. Pas droit on vous dit. Ballot non ? Ensuite on est passé lentement à 20 voire 25 euros la nouveauté sauf les 2 premiers mois ou c’était dans les 17 euros. Et 10 et 7 pour le back catalogue. Après ça s’est vu…

  • Placement: là aussi quel bonheur. Placement à la FNAC et chez Leclerc. Enfin en gros. Et le reste du monde? On l’emmerde. OK on fera un deal avec la redoute, france loisirs et ah non j’oubliais, il y avais les disquaires indépendants. Ah oui ça c’était chiant. Petit volume mais pour des gros frais de livraison. Mais du coup ils gagnaient moins sur un CD vendu les disquaires. Et c’était bien fait pour eux. Distributeur physique c’était un vrai métier. Disquaire aussi d’ailleurs.

  • Publicité: Tout l’arsenal y passait. Publicité télé, radio, presse et sur les points de vente aussi bien sûr. Ca rigolait pas et c’était des sacré gros budgets. Budgets pas vraiment à la portée des indépendants (l’autoproduction était alors assez marginale). Ont commencé à apparaitre des structures plus petites, moins chères: des fanzines qui se sont professionnalisées, des petites radios libres, de la presse un peu marginale.

Bref un monde finalement assez simple pour un marketeur. Bon ok, c’est un raccourci voire une caricature. Mais le principe est là. Rodé, carré. Et puis et puis un jour un mec a chié dans le ventilo…

Houla encore un gros mot. Utopie? Qu’est-ce que c’est que ce truc. Net Emergence? Ca sonne pas bien net ce truc là. Et puis une utopie ça se décrète pas!

C’est quoi?

Net EmergenceAh ben pour l’instant je peux pas trop vous le dire. Vu que c’est encore un peu un secret. Mais bon, il y a émergence et musicale donc soit vous vous doutez un peu, soit vous êtes quand même un petit peu bouchés là non? Le blog a démarré hier et le site devrait démarrer hum ce lundi 2 novembre.

Pourquoi utopie ?

Parce qu’à chaque fois ou presque que je racontais cette histoire, ça finissait invariablement par “c’est sympa ton truc mais c’est une utopie”. Vous vous doutez bien que pour moi ça n’en n’est pas une sinon je resterais chez moi (bon là en fait je suis chez moi mais c’est une formule). Et ça ne l’est pas non plus pour les gens qui ont ou vont accepter de s’y coller.

On ne va pas vous promettre une révolution musicale. D’une, des révolutions musicales il en arrive une par jour en ce moment donc ça va bien. De deux, ben on va bosser et on verra ce qu’il en restera. Plus tard.

Ca démarre le 2 novembre. Mais il y a déjà des infos sur le site. Ah et on aura besoin de volontaires alors restez branchés.

C’est vrai ça, en discutant avec un groupe et prônant le téléchargement gratuit sur le site des artistes, la chanteuse me demande: “mais heu je vois pas pourquoi en donnant notre musique des gens l’achèteraient”?

Remarque pleine de bon sens. Je lui réponds donc “fais confiance”. Et puis comme “fais confiance” est quand même la phrase typique de l’escroc, j’ai développé un peu.

Alors groupe, artiste qui hésite à donner ta musique, regarde:

Artistes et Cercles de Fans

Voilà c’est tout simple. Et comme le dirait Seth Godin: “si ta musique ne subit pas la grande déperdition, tu auras plein de gens dans le 3ième cercle”. Tous n’achèteront pas bien sûr mais il y en aura.

Évidemment, si tu fais de la crotte qui ne plait pas à ton premier cercle de fans, tu peux dire adieu aux 2ième et 3ième cercle. Mais dis moi: si tu fais de la crotte qui ne plait même pas à tes fans, comment espères-tu leur faire acheter quoi que ce soit?

Allez donne ta musique. Bien sûr, il faut que tout soit bien pensé, maitrisé pour que ça fonctionne. Mais pour ça c’est simple: rendez-vous sur le guide pour les groupes indépendants.

Le marketing à l’instar de la SACEM ou des majors a une assez mauvaise réputation dans le milieu de la musique Mais le marketing c’est comme le chasseur ou le cholestérol. Y-a le bon marketing et le mauvais marketing. Comme il ne m’appartient pas de trier pour toi le bon du mauvais, cette petite série se bornera à présenter un peu les bases du marketing d’avant, celles d’aujourd’hui et enfin un dernier article pour expliquer que tous les groupes font du marketing tout le temps et que ce n’est pas forcément sale. Si je suis en forme j’ajouterai les meilleurs exemples de marketing brillant. Bien sûr tout cela sera lié à la musique…

4 P? Produit, Prix, Placement, Publicité

Ca commence bien hein. C’est la base du marketing du 20ième siècle (encore très enseigné). Les 4 P:

Produit: quel est mon produit? Il est beau, il est gros, il est unique et super bien emballé!

Prix: Quel prix je le vends mon produit? Et quelle politique de produit je pratique.

Placement: je le vends où mon produit? En supermarché, en pharmacie, en boutique que je crée spécialement pour?

Publicité: j’en parle où de mon produit? A la télé, à la radio, à la foire international du boudin de brie-sur-mer?

Ensuite la question c’est: mais c’est quoi le bon mélange? On te répondra invariablement: l’important c’est que tout soit cohérent. Que le (attention gros mot) Marketing Mix soit le plus efficace. Le marketing Mix c’est donc le petit jeu qui consiste à déplacer les curseurs des 4 P (un peu comme sur une console son) pour arriver à un mélange qui va bien.

Prenons des exemples pour comprendre le marketing mix

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Tu vois, 4 P bien pourris.

Allez maintenant, je te prends un exemple qui va bien.

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Tu vois c’est simple. On n’a pas changé grand chose. Il faut juste être cohérent!

Et la musique dans tout ça? Justement on y vient.

Patience. Faut faire du teasing on m’a dit. Genre “ne dis pas tout tout de suite après les gens ne reviennent pas”. C’est une  bonne vieille technique de marketing. C’est d’ailleurs typiquement une technique de marketing qui peut faire partie du bon marketing comme du mauvais marketing. Je vous laisse juger. La suite bientôt donc.

Ah oui avec un titre comme ça je vais pas me faire que des copains. Ni chez les majors, ni chez les communistes, ni chez les artistes, ni chez les autres d’ailleurs.

Alors pourquoi ce titre à part bien sûr pour récolter malhonnêtement quelques lecteurs de l’humanité qui se seront égarés? Je t’explique.

Prends un label: il a 10 artistes.

Tu crois que les dix artistes ramènent plein de brouzouf chacun? Que chaque artiste couvre largement tous les frais qu’il peut occasionner (drogue, alcool, prostitué et accessoirement enregistrement, mastering, clip, déplacement etc)?

Non. Et généralement trois ou quatre artistes ramènent plein (ou un peu) de monnaie. Et le label réinvestit une partie pour les six, sept autres. Cette proportion est tout à fait discutable mais c’est pour dire.

Les Majors ne sont que de gros labels et bien que la part réinvestie et les pertes soient là-aussi discutables, le principe reste le même. Un gros paye pour des petits finalement. Un bon vieux principe de solidarité socialiste que n’aurait pas renié Jaurès.

Prends un artiste aujourd’hui.

Alors il y a plein d’artistes qui ont pu continuer à travailler et à vivre de leur musique parce que ben parce qu’en fait ils vivaient de la musique d’un autre. Avant de pouvoir vivre de la sienne bien sûr sinon c’est la porte. Faut pas prendre les labels que pour des communistes. Mais c’étaient cool.

Demain, lorsque chaque artiste sera le patron de sa marque, aura son site, son éditeur et sera au centre de tout, vous croyez qu’il acceptera qu’une partie de sa thune aille chez un autre, comme ça juste par solidarité?

Alors ce sera moche et pourri demain? Un monde d’artistes qui se regardent le nombril et font tout rien qu’à faire chuter l’autre pour y piquer son pognon?

Non mais disons que le mouvement de recomposition des labels autour des artistes (au lieu de l’artiste dans le label) qui semble poindre (et que je relaie ici) pourrait aussi avoir des effets pervers.

Plus positivement la solidarité ou l’entraide se manifesteront certainement d’une autre manière (duo, partage de scène, etc)…

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