Bon, votre stratégies musicale est béton, vous êtes plein d’espoir parce qu’on peut encore gagner de l’argent dans la musique et qu’on vous a donné des exemples de DiY et de D2F qui fonctionnent. Du coup vous avez la tête dans le cloud.

Tout le monde parle du cloud et toi tu as la tête dans le cloud ?

B comme BoxSons Virginir Berger Si j’avais que la tête dans le cloud…

Alors, le cloud, pour la musique, permet d’accéder et de streamer de la musique, à la demande, quasi en illimité, à partir d’appareils aussi simples qu’un mobile (enfin si ce mobile est compatible).

De plus en plus d’entrants sur le marché. mSpot, un nouvel entrant américain, vient d’annoncer avoir touché 500 000 abonnés en moins de deux mois, en proposant des abonnements mixant beaucoup de gratuit pour un peu de payant. Il y a aussi pas mal de spéculation autour des lancements par Google et Apple de leurs services « music in the cloud ».

Une étude de Pew Research “prédit” que le cloud et le mobile computing dépasseront les pc d’ici 2020.

Jusqu’à présent, les appareils pouvant permettre d’accéder au cloud étaient assez limités. Maintenant, les mobiles, smartphones, tablettes, tout permet d’accéder au cloud.

On peut raisonnablement penser qu’à l’avenir la musique pourra être consommée grâce et à travers un grand nombre d’appareils, tous interconnectés. En résumé, écoutez ce que vous voulez où que vous soyez. Pour moi, le meilleur service « in the cloud » est Mog. Il combine last fm, Pandora, spotify avec un peu de Facebook. C’est vraiment un excellent service.

Deux choses me gênent encore sur le développement du cloud. Les prix trop élevés des abonnements mensuels, bien que les différents opérateurs proposent maintenant différents paliers (5 ou 9,90€), le manque d’interaction sociale et les DRM( !!). Tout ça aurait plutôt tendance à me faire penser que ce business, qui a un potentiel énorme, aura du mal à prendre le virage grand public.

Pour moi, pricing + DRM = pas bon.

B comme BoxSons Virginir Berger Enfin, j’ai également beaucoup de questions sur le manque de clarté lié à la rémunération des artistes au stream. D’après ce que j’ai vu, lu, entendu, c’est clairement ridicule. L’Adami tente de proposer des solutions sensées aider la transparence sur ce sujet, mais il ne me pas semble que les résultats soient à la hauteur…

Digital music news a fait récemment un article excellent sur le « cloud challenge » . En résumé, est ce qu’on va arriver à survivre dans le cloud ? est ce qu’on va pas se rendre malade si notre batterie de téléphone est à plat ?

Ils proposent quelques règles à suivre pour bien aborder le cloud :

Plus d’iPod, plus de MP3s téléchargés, plus aucune application pour télécharger des MP3s, plus de CD nul part mais vinyles et cassettes autorisés, possibilité de s’équiper de chargeur supplémentaire pour le téléphone.

A partir de là, ils proposent qu’on puisse hurler « j’ai accès à des millions de chansons» sauf dans les zones sans connexions, ou à connexion faible, ou dans la voiture, le métro, les magasins, etc… et si la batterie est morte. Bref, le cloud, ok, mais ce n’est pas non plus pour tous, tout le temps.

Encore et toujours à suivre…