Du pognon, du pognon !
Tout le monde cherche LE business model* de la musique sur internet. J’ai déjà évoqué ici (Internet a tout changé donc je fais comme avant) que ce n’était pas gagné. Mais comme indiqué également il y a énormément d’initiatives, il y en a même beaucoup. Je ne vais pas rentrer dans le contenu des offres ici. Ca se fera en son temps et au fil de l’eau. Laissons de côté la musique mais je pense que ce serait pas mal que les personnes, collectifs, entreprises qui réfléchissent jettent un œil sur les entreprises à profits modérés. Houla, par ces temps d’ultralibéralisme ça sonne comme un oxymore non ?

C’est Fred Cavazza qui en parle dans son blog à propos du site 1habitat (je ne fais pas de pub, je cite mes sources).

Je ne vais pas réexpliquer le principe en détail (c’est déjà bien fait sur le site de Fred ou sur wikipedia pour les anglophones).

Du pognon, oui. Mais pas trop.
En gros, le capital est à 50/50 entre fonds privé et fonds associatif ou mécénat. Les revenus les plus élevés sont limités et l’entreprise se conforme à certaines règles de transparence fiscale.

J’aime beaucoup parce que l’on n’est pas dans le niaiseux (tout le monde s’aime, c’est équitable), ni dans le pourri (tout pour moi tout de suite là).

On s’éloigne de la musique ? Dans l’absolu oui. Mais l’époque où tout le monde pouvait se gaver tout de suite est terminée. Hors il y a encore beaucoup de candidats au gavage immédiat. Mais une entreprise qui nécessite du temps et de l’argent n’est-elle pas vouée à l’échec si elle attire des sponsors pressés de récupérer leurs investissements ?

Une structuration en L3C permettrait d’afficher deux objectifs cohérents avec le développement de l’économie de la musique de demain:

  • On va faire de l’argent mais ca va prendre du temps.
  • On va faire de l’argent mais on va le partager.

Ca permettrait du coup d’attirer les investisseurs pertinents. Patients et pas trop gourmands. La forme qui influence le fond quoi.

Et là vous me dites : « un investisseur patient et pas trop gourmand ? ahahahahahahahahahahaha ». Bonjour chez vous.


*Par business model il fallait comprendre en 1998 « le moyen de se mettre plein de brouzouf dans les fouilles » ; en 2008 ce serait plutôt «putain comment je dépose pas le bilan moi hein, comment ? »