Je délaisse les blogueurs mais pas la musique et reste dans la communication avec Charlotte Lafon qui s’occupe des Relations presse et partenariats média à la Bellevilloise et à l’OPA.

La Bellevilloise c’est à Paris dans le 20ième et il y a des concerts, spectacles, expos, projections, défilés avec aussi un club et un café… Je ne vais pas faire un historique de tous les concerts et rencontres mythiques du lieu mais c’est un lieu qui le fait.

L’OPA c’est un café concert situé à Bastille qui programme beaucoup de groupes locaux et moins locaux.

Pouvez-vous vous présentez?
Charlotte Lafon, 32 ans, responsable de la communication, des relations medias & partenariats de 2 structures parisiennes que sont L’OPA Bastille et La Bellevilloise.

Vous faites quoi à la Bellevilloise et à l’OPA?
Un certain nombre de missions : l’envoi hebdomadaire de communiqués relatant l’intégralité de notre programmation et ses temps forts, le suivi de requêtes des medias sur des événements ciblés, l’entretien d’une photothèque pour alimenter la presse notamment, la compilation des informations à faire figurer sur un même document mensuel et par conséquent la coordination entre les chargés de projets, de programmation, les organisateurs et artistes, la consultation aux organisateurs dans le sens d’un concours à la réussite de leur(s) événement(s), le ciblage et le démarchage des partenariats medias, la supervision des supports de communication (flyer & journal générique / supports spécifiques), l’écriture des éditoriaux de présentation des manifestations en vue des communiqués et de la vitrine web et une part de rédactionnel du Journal suite à l’établissement de son chemin de fer, la veille sur l’actualisation régulière des événements sur le site de La Bellevilloise, la hiérarchisation des contenus dans la newsletter, la réflexion sur la communication globale du lieu, de ses espaces, sur la charte graphique, le démarchage de la presse professionnelle dans ce sens, le démarchage également des tourneurs et entités de production pour la TV par mailings postaux, l’alimentation de la revue de presse, l’organisation d’événements émanant des medias avec négociation d’apports marchandises…

Ce qui vous plait le plus? Le moins?
Ce qui me plait le plus : déclencher et construire des partenariats à long terme avec des medias, écrire aussi dans le sens d’une vraie investigation des contenus éclectiques du lieu. Monter de A à Z des événementiels avec des medias dans une synergie des métiers et la considération des différents postes et niveaux de réalisation de l’événement. Ce qui me plait le moins : la relance téléphonique intempestive. Je n’aime pas harceler les medias.

L’arrivée de nouveaux intervenants dans le milieu de la musique (blogueurs, webzine, youtube, dailymotion etc): ca vous pose un problème, ça vous ouvre des portes?
C’est surtout l’apprentissage d’une nouvelle forme de communication : la communication dite virale, intéressante, qui se fait sur de nouvelles bases, avec de nouveaux codes, un nouveau langage.

Quel est -de votre point de vue- le vrai problème de l’industrie musicale aujourd’hui?
De n’avoir jamais su résoudre la TVA sur le disque et réussir à s’affranchir du produit pour une diversité culturelle.

Un avis sur HADOPI?
Je vous avouerais que je n’ai pas encore pris le temps de connaître…

Hormis à la Bellevilloise, comment découvrez-vous la musique aujourd’hui?
Par le vecteur de l’OPA et de sa palette de découvertes, par le vecteur de mes proches qui sont des mélomanes avertis, par le net aussi et surtout…

Selon vous, la musique on l’écoutera comment dans 5 ans?
En live, c’est là l’apogée de son expression et le lieu de son partage.

V Merci beaucoup à Charlotte. Sa dernière remarque m’amène finalement une autre question, pour les interviews suivantes : comment vivra-t-on le live dans 5 ans ? La question à l’air bête mais peut-être pas tant que ça.

pixelstats trackingpixel