image En parcourant mes blogs habituels et Twitter je tombe sur un troll intéressant: Benjamin  de Playlist Society a chroniqué Dark Night of the Soul, le masterpiece de Danger Mouse, Sparklehorse et David Lynch (très bonne chronique d’ailleurs). Et il précise que cet article a été écrit pour Le Hiboo dans le cadre d’un échange, partenariat avec Rod, responsable du Hiboo.

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Bon, ok et alors? S’ensuivent des commentaires d’un ou plusieurs anonymes expliquant donc que Rod, Le Hiboo est un gros négrier, exploiteur puisqu’il récupère des articles gratuitement de chez les autres grâce au subtil chantage: je suis plus connu que toi donc écris moi une chronique gratuitement et je te la mets en ligne sur mon site à moi qui est très vu.

Je ne connais ni Rod, ni Benjamin. J’ai pas l’impression que Le Hiboo soit une énorme machine de guerre toute pétée de pognon (une SARL montée avec 6000 euros y-a de la marge avant qu’elle se transforme en nouveau TF1 monsieur l’Anonyme). Mais cette mini polémique amène quand même quelques réflexions:

Est-ce travailler gratuitement que de fournir une chronique à un autre blog?

  • Eh bien si tu travailles en tant que salarié, employé: oui, c’est certainement du travail gratuit et c’est tout à fait inacceptable.

 

  • Si tu offres ta chronique dans le cadre d’un échange eh bien ma foi, tu es responsable de tes chroniques et tu en fais bien ce que tu veux. Si, de ton point de vue, la gratuité est compensée par les revenus générés (je parle de revenus au sens large: notoriété, argent, trafic tout ce qu’on voudra) file donc ta chronique.

Que vient foutre MySpace dans tout ça?

Là où ca se corse effectivement c’est si on reprend la logique de MySpace jusqu’au bout: Que s’est-il passé? Des millions de groupes anonymes ont fait vivre gratuitement MySpace (en cédant des droits sur leur musique au passage). Et lorsque MySpace a été suffisamment gros grâce aux millions de petits, MySpace a commencé à payer… les Majors et uniquement les majors. Avec la pub qui était globalement payée par les petits groupes. Et là effectivement on peut considérer qu’on est dans un marché de dupe. Parce que les termes ont changé en cours et que le rapport de force était disproportionné. M’a pas trop l’air d’être encore le cas du Hiboo…

V Bref, à trop voir des profiteurs partout on en vient à oublier les vrais.

Et pour finir un lien vers le site de Rod avec un article très pertinent sur l’évolution de la photographie de groupes. Où les rapports de forces sont encore au centre du jeu…

Ps: j’ai honteusement piqué les logos du Hiboo et Playlist Society n’ayant trouvé aucune contre-indication sur leur site. Si c’est un souci, j’enlève bien sur.

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