Lexique sur l’industrie musicale à l’usage de l’artiste ignorant qui ne veut pas le rester (ignorant pas artiste)

Oui c’est comme ça. Je sens bien que parfois, on ne me comprend pas. Parfois même on me moque. Je ne reçois pas de pierre virtuelle mais ça pourrait. Voici donc le petit lexique à l’usage de l’artiste ignorant qui ne veut pas le rester (ignorant pas artiste). Complément indispensable de ce désormais fameux Guide pour les groupes indépendants et inconnus qui ne veulent pas le rester (inconnus pas groupes et indépendants). Des définitions parfois justes, souvent discutables. Pour qu’on se comprenne mieux. Ou qu’on essaye. Et qu’on arrête de me regarder bizarrement.

Agrégateur

Entreprise condamnée à mourir puisqu’elle prend un pourcentage sur tes ventes pour mettre ta musique à disposition sur iTunes la FNAC. Sauf que tu ne vends rien donc 10% de 0 euro…

Entreprise qui a tout compris et qui prend une somme forfaitaire (entre 30 et 50 euros par album) pour mettre à disposition ta musique sur iTunes, la FNAC. com. A disposition de gens qui ne l’achètent pas. Un peu comme un grenier mais payant.

Plus d’infos ? Etape 13 | Petit comparatif improbable de 5 agrégateurs numériques

Artiste 2.0

Le mec au troisième plan de la photo de mariage, sur la pointe des pieds pour qu’on le remarque, à moitié masqué par les épaules de déménageur de son oncle. Sauf que c’est son mariage.

Celui dont on parle à la troisième personne même quand il est là. On lui demande son avis avec des questions fermées:

  • Alors c’est dur hein la crise ?
  • C’est des voleurs les internautes pas vrai l’artiste 2.0 ?
  • Non mais maintenant c’est beaucoup plus dur/facile pour les artistes 2.0 !

Quand il se pique de vouloir répondre autre chose, on le regarde bizarrement.

L’artiste 2.0 est dans la situation d’une tomate qui se verrait refuser l’entrée au congrès international de la tomate…

Label Participatif

Arnaque à Triple Fond qui fait croire

  • à l’artiste 2.0 que son disque va être produit grâce au public 2.0 mais en utilisant tous les moyens 1.0 (matraquage, budget de production à 100 000€, royalties ridicules).
  • au public 2.0 qu’il est producteur parce qu’il a misé 10 euros sur un ami, un membre de sa famille ou l’artiste bien mis en avant sur la première page du label participatif arnaqueur
  • à tout le monde que la diversité en ressort grandie quand tout ce qui est produit ressemble à s’y méprendre à ce qui était produit avant.

DiY

Expression fourre-tout, le Do it Yourself (littéralement « Fais le Toi-même ») appliqué au monde de la musique désigne le fait que l’artiste doit, au maximum, se débrouiller tout seul. Internet ayant simplifié une partie de la vie du musicien, ce n’est pas complètement débile : fais tes flyers, fais tes vidéos, fais tes pochettes, fais ton démarchage de concert.

Lorsqu’il vient de « professionnel » tu peux souvent le traduire par « je ne peux rien pour toi », « démmerde toi » ou pas le fameux AIdCCMaJDDiYaTBdC (Aucune Idée de Comment Ca Marche alors Je Dis Do iT Yourself à Tout Bout de Champs).

Concept totalement ringardisé par ce fameux article sur le DiY BnA

Si vous avez une proposition de définition : valery@bcommeboxsons.com

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