New Model Army | Le plaisir retrouvé d’écouter un album 15 fois de suite
Publié par Valeryoct 20
Le net c’est formidable pour découvrir de la musique. C’est formidable et en même temps c’est désastreux. Comme le faisait remarquer Legendary Tiger Man, un album c’est comme un bon vin. On l’apprécie différemment au fur et à mesure qu’on le goute. Mais il faut du temps. Temps que la profusion numérique ne nous laisse plus (ou qu’on ne se laisse plus).
Retour aux classiques
Alors que le nouvel album de New Model Army sort en septembre,
pour la première fois je ne l’ai pas acheté le jour de sa sortie. D’une je ne l’ai pas trouvé, de deux au lieu d’y retourner le lendemain comme avant, j’ai attendu. Je le commande chez “Ground Zero”, le petit disquaire de la place sainte marthe (Paris). L’album n’arrive pas; enfin il arrive. Et j’ai l’objet dans les mains. Je le regarde, je le touche, je souris. Je le retourne. Voilà, je tiens “Today is a good day”, 11ième album de New Model Army. La cover me plait. Encore et toujours Joolz. Je suis en terrain connu mais le style est moins sombre.
Une, deux écoutes et on passe à autre chose?
Je mets le CD sur la platine et alors que je m’inquiétais un peu d’avoir perdu cette excitation devant un nouvel album, me voilà dans une écoute religieuse. Le premier morceau, Today is a good day, je le connaissais déjà au format mp3 et bon, je le trouvais limite hard-rock. Mais là il sonne revendicatif. Justin Sullivan a l’air en colère. Et ça me plait. Ensuite Autumn, qui m’attrape, me bouleverse, comme ça à la première écoute. « Everything is beautiful beaucause everything is dying« en boucle, avec des shalala (doit être la première fois en 27 ans de carrière) et des choeurs. Peace is only et ses lignes de basses à tomber me rappelle que le premier bassiste de New Model Army était déjà un tueur et que depuis rien n’a changé.
Réécouter encore et encore et redécouvrir
Et ce ne sont que des bonnes surprises jusqu’à North Star qui clôt l’album sur une chanson que je trouve lumineuse. Et je réécoute l’album et Autumn me bluffe encore et je la remets 1,23 fois. Puis Ocean Rising et son final aux percussions ravageuses que je passe en boucle.Et chaque écoute me fait découvrir un nouveau morceau, une nouvelle ligne de basse, une tournerie de batterie.
Ca fait 10 jours que ça dure et j’ai envie que ça ne s’arrête jamais. Et pourtant j’ai toujours envie de découvrir d’autres musiques, sous d’autres formes. Quand même, c’était bien le CD. Mais c’est surement lié à “Everything is beautiful because everything is dying”.

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