Article très intéressant de Brian Hazard sur les changements amenés pas internet (entre autre) sur la structure de la musique. Il fait remarquer que ses chansons préférées sont généralement des growers plutôt que des grabbers mais que les growers disparaissent…

Growers: En gros donc des chansons dont la première écoute ne te transporte pas totalement mais que tu apprécies de plus en plus au fil du temps. Ce sont généralement les chansons qui durent le plus longtemps. Genre Jungleland de Springsteen

Grabbers: Les chansons qui t’attrapent à la première écoute. Seven Nation Army par exemple.

BcommeBoxSons-StructureDeChanson

Il fait justement remarquer qu’aujourd’hui plus personne n’a la patience de découvrir un grower. Il en déduit un petit peu rapidement selon moi qu’il faut donc faire des grabbers. Et il propose ensuite des structures pour faire un bon grabber des familles.

  • Start with the chorus
  • Throw in an extra verse before the first chorus to allow further exposition
  • Substitute a third verse for the break for the same reason
  • Cut the first chorus in half, in which case you’ll probably want to…
  • Add an extra chorus at the end

Je ne traduis pas parce que d’une je suis fainéant et de deux, ça me fout les boules. Je n’ai pas envie que toutes les chansons se ressemblent.

Et pourtant, c’est bien ce qui est en train de se passer. Les blind test radio durent 5 secondes. Tout le monde trouvait ça minable mais aujourd’hui, tu écoutes un morceau sur myspace… s’il ne t’a pas scotché au bout de 5 secondes tu passes au suivant.

Bon c’est comme ça et ça ne sert à rien de gueuler. C’est aussi pour cela qu’une des règles (pas toujours suivie) de Net Emergence impose d’écouter au moins un morceau de chaque artiste 3 fois. Surement pas suffisant pour enrayer l’invasion de grabbers mais c’est pour ça qu’il y a utopie derrière net emergence.

Et vous, vos chansons préférées sont plutôt des grabbers ou des growers ? Et vous pensez vraiment que la structure des chansons va changer ?

PS: ce n’est pas internet qui change la structure, c’est l’attention que l’auditeur porte aux chansons. Ce titre putassier est un clin d’honneur bien lourdingue à tous les détracteurs de thermomètre. Enfin j’me comprends…