Shine c’est l’histoire d’une interview ratée. Et d’une rencontre réussie. Laurent, guitariste est aussi nofolkmusic sur twitter. On se suit. Il reprend mes liens, je reprends les siens. Et puis il m’envoie un petit message pour la sortie de Shine feat. Terry Reid. Et forcément je me dis “zut et si j’aime pas”. C’est mon problème ça. Toujours très enthousiaste et en même temps toujours peur d’être déçu. J’écoute donc ce trois titres. Et je réécoute et nom d’un petit bonhomme c’est vachement bien. C’est même mieux que bien. Ca déchire. Et ce Terry Reid d’où il sort avec cette voix à tomber? Il y a dans ces trois titres un côté classique instantané. Le genre de morceau qu’on se dit avoir déjà entendu, qu’on a l’impression de connaitre alors que non c’est pas un plagiat. Pour écouter c’est , pour acheter c’est ici.

Interview au bistrot

Du coup je leur propose une petite interview. RDV est pris dans un bistrot du 10ième arrondissement. J’arrive avec ma mini caméra et je préviens d’emblée que bon, je suis un peu une moule niveau image, son, et que peut-être ça va rien donner. On papote presque une heure, de la rencontre avec Terry Reid, de leurs projets, de leur regard sur les changements dans la musique et on se quitte content.

J’arrive chez moi, écoute une ou deux minutes pour vérifier que le son est pas trop dégueu. Envoie un petit mail pour remercier, c’est cool tout ça.

Sauf quand quand je veux faire le montage, je m’aperçois ben que j’ai tout faux. Il y a un bruit de fond qui rend acceptable d’écouter allez 2 minutes oui mais pas plus. Bref c’est raté. Suis une moule. Mais c’est réussi. D’une j’ai rencontré Guillaume et Laurent et c’était sympa. De deux, Laurent fait partie du Jury de Net Emergence. Et de trois, ils sont suffisamment compréhensifs et ne me feront pas de procès pour perte de temps tout ça et ils ont même accepté de répondre à une petite interview papier.

Shine ?

One Band #8 | Shine par Shine

Terry Reid ?

En 1968, Aretha Franklin a dit « Il se passe 3 choses à Londres : les Beatles, les Stones, et Terry Reid ».
En 2009, on s’est dit « Il se passe quelque chose dans notre studio à Ménilmontant ».
Entre temps, le monsieur a eu une histoire incroyable. Et tout n’est pas sur Wikipedia

L’avenir ?

Devant.

L’industrie musicale ?

Derrière.

La gratuité de la musique sur le net ?

Dupliquer un fichier, à l’infini, c’est gratuit. Le diffuser, ça ne l’est déjà plus. Et le fabriquer non plus. La gratuité cache beaucoup d’investissements et de paris sur l’avenir. Pour les musiciens, qui espèrent se faire connaître en s’inscrivant gratuitement sur des sites, et en y diffusant gratuitement leur musique. Des investissements vertigineux aussi pour les sites. Qui restera au bout du compte ? Les meilleurs ? Il est accessible à beaucoup aujourd’hui d’enregistrer un morceau, et de le mettre sur Internet. Mais toujours difficile de faire un bon morceau, bien en parler, et se faire entendre. On vit une révolution. Comme toute révolution, ça va vite, c’est violent, on coupe des têtes. Les bonnes ? On verra. Et les personnes au pouvoir changent. A moins que ce ne soient les mêmes.

Un artiste ou un groupe ? Une vidéo ? Le mot de la fin ?

Tout ça à la fois : Grizzly Bears « While you wait for the others »

PS : On est invité au SXSW 2010. Nous avons besoin de partenaires pour rejoindre le Texas. Toute aide sera la bienvenue…