Fournée habituelle avec du MySpace dedans, du bandcamp et surtout du Musopen. Un projet passionnant à suivre de près.

Musique et promotion

BcBiB | B comme BoxSons is Back

Enfin à peu près. Pendant ces quelques semaines de break j’ai préparé la rentrée et pour plein de mauvaises raisons j’ai du tout chambouler. Qu’à cela ne tienne, voici le menu de la saison 2 :

Et hormis quelques étapes du tour du monde en 80 jours, peu ou pas de musique du tout. Si vous voulez en découvrir rendez-vous sur Net Emergence. Ici ce sera business, promotion des artistes et DiY !

Bref…

BcommeBoxSons_back

PS: image récupérée parce que je suis une grosse feignasse qui voulait pas ouvrir photoshop ni gimp

Un rapport vient confirmer ce que nous savons déjà : la télé ne fait rien découvrir en matière de musique. Des voix s’élèvent donc pour obtenir 15 minutes de taratata en plus ici, une demi-heure de la musicale par la. Un combat d’arrière garde de plus.

Il y a 100 fois plus d’inventivité dans un concert à emporter de la blogothèque que dans mille heures de taratata. La diversité musicale en vidéo existe donc mais pas à la télé. Sur internet. La preuve par 10.

A tout seigneur tout honneur on commence par le master of all … Read the rest of this entry

Blogueurs, artistes, internautes, journalistes de tous les genres, de tous les sexes et de tous les pays il est temps de s’unir pour faire émerger un groupe par mois. C’est le principe de Net Emergence largement relayé sur ce site.

Sauf que là nous avons un nom. Après des votes, des allers-retours, des changements de dernière minute, des tendances qui se dégagent avant de dégager voilà l’émergeant du mois de décembre : Kronem

La description officielle est sur le site de Net Emergence. Le principe est simple : ceux qui sont inscrits relaient le nom de l’artiste choisi. Le bonhomme ne va pas plaire à tout le monde mais c’est aussi ce qu’on voulait. Et on a bien sûr le droit de relayer en disant du mal !

Entre vote robotique et bordel humain

Reste que monter un jury comme ça, au moral, c’est pas évident évident. Je ne voulais pas mettre trop de règles, de critères d’exclusion automatique histoire de garder ça humain. Bien joli mais du coup on se retrouve avec un sacré bordel. Il y avait 5 groupes sur 17 à la fin du premier tour (la playlist sera diffusée la semaine prochaine). Et à partir de là ça a été compliqué. Que voulait-on faire ? Pourquoi celui-là et pas un autre ? La volonté de Net Emergence c’est de découvrir et de faire découvrir. Mais on va pas faire découvrir des groupes trop connus. Faire passer les écoutes myspace de 500 000 à 500 500 serait un peu ridicule. Pour le reste, on apprend en marchant. C’était le but aussi. Du coup on est très content de l’artiste choisi !

Les 8 jurés (oui j’en ai perdu deux parce que je suis une burne et on en a perdu deux un peu débordés) ont pris leur rôle au sérieux. Ont supporté avec un calme olympien la construction du processus au fur et à mesure. Leur compréhension n’eut d’égale que leur ouverture d’esprit. Merci donc.

Maintenant c’est à nous d’essayer de faire émerger Kronem. Alors parlez de Kronem autour de vous, parlez de Net Emergence ! Et n’hésitez pas à proposer un groupe pour janvier 2010 !

CD1D c’est donc une fédération de label indépendants qui a lancé une plateforme CD1D.com pour vendre des disques par correspondance. Un des fondateurs de CD1D disait au printemps de bourges “vous pouvez considérer que nos chiffres de ventes sont faibles si vous comparez à une major. Mais si vous comparez à une FNAC, on est une des plus grosses FNAC de france”. Je cite de mémoire hein. Pas bête la comparaison. Et une FNAC avec un putain de catalogue si je puis me permettre ! La suite donc des réponses de CD1D.

La musique en téléchargement gratuit sur le site d’un groupe et payante ailleurs, vous en pensez quoi ?

Nous n’avons individuellement, et bien heureusement, pas tous les mêmes avis sur la question, toutefois le slogan de cd1d donne à percevoir notre positionnement quant au téléchargement ! « télécharger c’est découvrir, acheter c’est soutenir ». Nous ne bannissons pas le téléchargement illégal car nous sommes conscients que la libre circulation de la musique est importante pour les artistes. Un jeune groupe, par exemple a besoin de faire circuler sa musique pour se faire connaître, trouver des dates… donc on ne peut pas blâmer ceux qui téléchargent la musique d’un groupe pour la découvrir et la faire écouter à ses amis. Notre propos se situe davantage dans le fait d’avoir envie de soutenir un artiste qu’on affectionne. Il est important de continuer d’acheter la musique des artistes pour que ces derniers puissent continuer de produire. Heureusement et c’est important les réels amateurs de musique désirent se procurer l’objet (vinyl, boitier sérigraphié…). Le disque est certainement un support voué à être dépassé mais il ne faut pas l’enterrer avant l’heure, sur cd1d, nous réalisons encore à ce jour 70% des ventes en physique.

Certains labels décident même d’offrir le numérique pour l’achat de l’album en physique. Comme nous l’avons déjà précisé, sur cd1d chaque label est maître de son catalogue, il choisit son prix public aussi bien sur le physique que sur le numérique (en vendant piste par piste ou l’album intégral), tout comme il sélectionne dans les pistes de ses artistes celles qu’il souhaite laisser en écoute totale ou en extrait de 30 secondes.
Une de nos missions se résume à faire de l’éducation populaire, c’est à dire à sensibiliser les auditeurs sur les difficultés et réalités auxquelles nous faisons face et sur l’importance de l’achat de musique pour la survie de nos artistes et de la diversité culturelle.

Votre rapport à HADOPI?

Nous nous sommes réunis en avril dernier lors de la première édition du MaMA à Bourges, pour rédiger une lettre ouverte (relayé par quelques médias nationaux) qui a été envoyé aux députés où nous exposons justement notre positionnement par rapport à cette loi.
http://www.irma.asso.fr/Lettre-ouverte-Hadopi-aux-deputes
Notre position n’a pas changé depuis la rédaction de cette lettre.

Quel est selon vous aujourd’hui le réel problème de l’industrie musicale?

Le problème de l’industrie musicale est d’une part la manière dont on nous donne à consommer la musique. Les mass médias et le lobbying des majors matraquent les auditeurs d’une poignée d’artistes non exhaustive. En effet, quand on sait que le même titre peut être diffusé plus de 15 fois par jour sur certaines radios, on se dit qu’entre les clips et les spots publicitaires diffusés en boucle et l’édition le public n’a pas d’autre choix que de subir cette musique. Le problème est qu’avec de telles pratiques, nous sommes quasiment sûrs que le public consommera cette musique parfois même inconsciemment.

D’autre part les habitudes du public évoluent. L’écoute en streaming, les webradio, les téléphones portables, lecteurs multimédias, etc, sont devenus des modes d’utilisation courants. Ce qui induit un changement relativement radical dans une industrie musicale qui devient alors obsolète. Il est important de ne pas négliger et de repenser la place du public qui a malheureusement toujours été le dernier maillon de la chaîne de l’industrie musicale. Cette industrie impose encore sa vision du monde au public alors que c’est l’inverse qui doit être pris en compte. Elle reste axée sur le maintien de ses profits quitte à en sanctionner (via Hadopi par exemple) sa principale source de revenus : le public.
Dans tout cela il est important de ne pas oublier la question primordiale de la responsabilité des FAI*. Ces derniers deviennent les maisons de disques de demain et agitateurs d’une pseudo création, ils font la pluie et le beau temps parce qu’ils détiennent l’accès à internet. Ce qui revient à utiliser la musique comme produit d’appel pour vendre de l’abonnement.

Enfin pour finir, la musique enregistrée n’a jamais été gratuite et ne l’est pas encore (l’abonnement à internet étant payant). La création doit être rémunérée et il ne faut ni dans les esprits ni dans les faits perdre de vue cette notion.

Alors Has been CD1D? Ahah oui tu as honte d’avoir pensé ça. C’est normal. mais ce n’est pas grave. L’important c’est de reconnaître ses erreurs (en achetant une caisse de nouveautés chez CD1D par exemple).

Je suis quand même, encore, frappé de constater que plus on a de raisons de se plaindre du piratage plus on s’y adapte. Les petits labels indépendants ont énormément soufferts de la crise du disque (dans la mesure où leur disparition était –et est toujours- en jeu en quasi permanence pour certains). Et pourtant voilà, ils essayent de s’adapter, de trouver des solutions, des nouveaux modèles. Ce qui ne légitime en rien les petits sagouins qui n’ont pas dépensé un centime pour la musique depuis 1999 mais enfin au moins ça permet d’avancer.

Quant à la gratuité de la musique enregistrée, eh bien, pas mieux que CD1D. Grand merci donc à Fabien dont je ne sais pas ce qu’il fait chez CD1D parce que je suis décidément une truffe. Je lui avais demandé s’il travaillait chez CD1D et il avait répondu oui. Et ça me fait toujours plaisir quand on me dit “oui”. Tout à ma joie j’en ai oublié de lui demander ce qu’il y faisait. J’ai réparé l’erreur tardivement et je sais donc qu’il est responsable de communication web mais bon j’assume ma boulette.

Très de bavardages, allez faire un tour sur CD1D. Et quand vous avez le choix, achetez chez eux. Et faites les connaître parce que ben parce qu’ils existent, ils sont là. Ils bossent. On n’est pas dans le concept, dans le ya plus ka ki faut kon.

Tiens d’ailleurs, c’est décidé, toutes les semaines, je ferai un petit article sur un artiste dispo chez CD1D.

Voilà, y-a pas à tortiller, quel que soit ton but, il te faut ton site web. A toi. C’est incontournable. Et comme toutes les choses incontournables, tu peux me citer des gens qui font sans. Oui mais on parle pas de chance, de hasard ou de talent miraculeux, on parle de stratégie et de se donner les moyens d’y arriver.

Mais j’ai déjà un MySpace

Répondre “j’ai déjà un MySpace” quand on parle d’un site web perso c’est un peu comme dire à une personne qui te propose de gouter son grand cru 1962 “j’ai déjà ma bouteille de la villageoise”. C’est hors-sujet. Pas convaincu? Bon puisque tu es borné, je te prends un exemple.

Sur ton MySpace tu as 5289 amis. C’est bien. Tu es content tu as passé un temps fou à aller chercher ces 5289 amis. Si MySpace ferme ton compte parce que tu as fais trop de pub pour Facebook, tu fais quoi? Si MySpace ferme tout court, tu fais quoi?

Connais tes amis!

Et tes amis, tu les connais? T’as 5289 fans dont 3560 sur Paris et quand tu fais un concert à Paris, y-a 7 personnes. Y-a rien qui te choque? Non? Passe ton chemin. Sinon oui le problème est là. Tu ne sais pas qui sont tes fans. Tu ne sais même pas si tu en as. Si t’as un peu de thune, Tu t’es abonné à MySpace Marketing Music Manager. Bon, t’as perdu ta thune c’est tout.

Il y a des sites qui arrivent pour remplacer MySpace. Par exemple MusicGlue, ReverbNation qui veulent justement te permettre de gérer tes fans et tout ce qui tourne autour. Et gérer toutes les interactions entre tous tes sites. Ok c’est cool et on en reparlera. Mais ce ne sera jamais aussi cool que si TU maitrises tout de A à Z. Toi ou une personne avec qui tu travailles.

Garde un double des clefs

« Oui mais je suis pas développeur, les sites web ça coute cher, et je sais pas m’en servir ». Tu n’as pas d’argent ? Alors ne demande pas un pote développeur de te faire un pur site dont tu ne sauras pas te servir. Tu ne le feras pas vivre, ton pote aura autre chose à faire. TU dois maitriser le site. Et même si un pote ou un pro te file un coup de main, assure-toi que tu as les mots de passe, les login, les adresses. Assure-toi que le jour ou ton pote te pique ta femme, tu puisses encore utiliser TON site.

Et pour ça il y a des outils aujourd’hui. Tu peux monter un site en 2 heures si tu es bien énervé ! Bon comme tu es un musicien, quand tu es énervé c’est que tu as bu ou que tu t’es drogué. Donc compte une grosse journée. Quoi, qui, où ? Il y a Joomla mais je te conseille WordPress. Et je te ferai même une petite étape dédiée WordPress parce que c’est bientôt Noël.

“D’accord, d’accord monsieur je sais tout mais je mets quoi dans mon site Web? Parce qu’entre Facebook, MySpace, Youtube ça commence à devenir compliqué”. J’aime pas trop le ton que t’emploie mais c’est une bonne question. Question à laquelle bien sûr j’ai la réponse puisque je sais tout. C’est dans l’étape 7. Avec un beau dessin. Pendant ce temps-là réfléchis donc un peu à ce que tu voudrais y mettre dans ton site.

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ETAPE PRECEDENTE : Quel est ton venin ?

ETAPE SUIVANTE : Mets des trucs dans ton site !

Ou retour au Sommaire du guide pour les groupes indés

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