BcBiB | B comme BoxSons is Back

Enfin à peu près. Pendant ces quelques semaines de break j’ai préparé la rentrée et pour plein de mauvaises raisons j’ai du tout chambouler. Qu’à cela ne tienne, voici le menu de la saison 2 :

Et hormis quelques étapes du tour du monde en 80 jours, peu ou pas de musique du tout. Si vous voulez en découvrir rendez-vous sur Net Emergence. Ici ce sera business, promotion des artistes et DiY !

Bref…

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PS: image récupérée parce que je suis une grosse feignasse qui voulait pas ouvrir photoshop ni gimp

Non toutes les agences de com ne se ressemblent pas. Non. Liz et Katia nous parlent de [moLotov]sKwaTT la p’tite agence pas com’ les autres… Une agence dont les tauliers sont des taulières ceci expliquant peut-être cela. Je n’ai pas travaillé avec elles mais leur site, leur email, leur charte morale et leur interview donnent envie.

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Le SKWATT’ ?

Le sKwaTT’ est un collectif de professionnels indépendants qui propose aux artistes émergents de notre région (Franche-Comté) des outils de promotion/communication ou de diffusion qui tiennent un minimum la route : photo, prod vidéo, graphisme, relations presse, rédaction, web, mais aussi encadrement et conseil… On fonctionne selon une charte morale où chacun s’engage à pratiquer des tarifs vraiment adaptés aux budgets, en privilégiant des démarches globales pour une meilleure cohérence. Read the rest of this entry

General Bye Bye ? Un groupe dont Twist de I Left Without My Hat dit le plus grand bien. Ce qui n’est pas peut dire. Un groupe qui a érigé le DiY au rang d’art. Un groupe qui fait tout pour s’en sortir, jouer, faire découvrir sa musique. Un groupe dont je reparlerai surement dans le guide pour les groupes indépendants. Un groupe porté par l’inégalable et inénarrable Philippe Beer-Gabel. En attendant ils seront en concert ce jeudi 20 mai à l’espace B pour la release party de Girouette !

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Khâro | Nuit éclaircie

Il y a des jours comme ça. Des jours où on doutent de tout. De soi, des autres. Il y a des nuits comme ça. Où on se demande pourquoi, mais pourquoi écrit-on l’étape 6 du guide pour les groupes indépendants entre 3 heures et 5 heures du matin alors que bon, en fait, les groupes indépendants ils s’en tapent. Ils m’ont pas attendu pour être groupe, ni pour être indépendants, ni pour se démerder. Et je ne suis même pas insomniaque…

Un message

C’est toujours à ce moment là qu’on reçoit un message qui fait du bien (la réalité c’est que c’est dans ces moments là qu’on y est le plus réceptif mais c’est une autre histoire). Le message qui fait du bien émanait de Caro du groupe Khâro. S’ensuivirent quelques échanges très instructifs. Les humains parlent aux humains quoi.

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Alors on a vu ce qu’étaient ces histoires de 4 P, puis leur application pratique au 20ième siècle (période Mikaile Jaquesonne). Et aujourd’hui? Aujourd’hui c’est la merde tu l’as bien vu toi-même. Mais ça n’empêche pas la terre de tourner ni le marketeur de marketer. On dénombre grossièrement 3 types de marketeurs aujourd’hui.

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20ième siècle me voilà !

Il arrive directement du 20ième siècle et il tente à tout prix de retrouver son modèle d’avant. Il voudrait tellement arriver à convaincre Leclerc de reprendre des wagons de CD. Il est persuadé qu’en changeant l’emballage il pourra refourguer son CD à 25 euros à la FNAC. Bref, le monde a changé mais puisque le monde à tort, il va te me le changer ce monde. Pour qu’il soit comme avant! On retrouve généralement ces visionnaires à la tête de majors ou équivalent.

Le 21ième siècle c’est dépassé !

Il ne sait pas ce qu’est le 20ième siècle, ne croit qu’en internet, une nouvelle manière de faire du business dans la musique, réinvente les 4P en permanence, écrit souvent des articles du genre “le futur de la musique”, “pourquoi on va s’en mettre plein les fouilles en dématérialisant l’accès tout en redimensionnant la capacité à écouter de la cible auditive potentialisée”. Il écrira vraisemblablement le contraire le lendemain. Bref un mec qui patauge mais est sûr de tout savoir et comme tout change tout le temps il est obligé de changer ce qu’il sait tout le temps. Mais il a raison quand même. Ce petit bonhomme est un peu partout avec beaucoup de fans sur sa page Facebook et plein de followers sur Twitter.

Mais quel bordel !

Et puis il y a les autres, ceux qui ont du connaitre le 20ième siècle mais sont quand même un peu en prise avec ce siècle-ci. Et eux ils savent qu’en gros c’est le bordel. Que ce qui est vrai le lundi sera peut-être faux le lendemain mais que puisqu’il faut avancer, il faut rester ouvert. Ouvert aux innovations, ouvert aux modèles qui émergent, ouverts à tout et à tout le monde tout le temps. Mais tout en avançant quand même. Ce qui fait qu’il a plus de chance de finir fou que riche bien sûr.

Les 4 P au 21ième siècle?

  • Le Produit: C’est sacrément le bordel sur le produit. L’objet physique bon il a pas trop changé. Enfin le CD parce que l’emballage ça commence à se tendre. Emballage moche = vente moche alors on bosse l’emballage, l’entourage, l’univers. Mais il y aussi l’objet numérique. Le fichier mp3? Flac, wav? Format single, album ou alors Widget? Ou même l’abonnement.  Houlalala, compliqué. Et ça change tout le temps. On vient de nous inventer le fichier remixable. Du coup je vends quoi? La musique ou le droit de la remixer? Bref y-a 40 produits là ou il y en avait deux. Et le streaming et l’accès et et et…

  • Le prix: Oh c’est juste un peu plus compliqué que pour le produit. En apparence iTunes a réussi a réimposer un standard: 0.99$ la chanson. Au passage vous noterez l’arnaque totale qui consiste à vendre plus cher qu’avant un objet dématérialisé. Un album de 15 chansons il est resté à 15 euros pendant très longtemps. Mais le streaming c’est combien? Ah c’est gratuit. Sauf quand c’est payant d’accord. Le téléchargement ben maintenant ça oscille entre 0 euro et 1 euro le morceau. Ah oui quand même. Et les widgets? Ben on sait pas trop ce que c’est en vrai alors on teste. On tente des trucs…

  • Le placement: Les disquaires ont disparu ça c’est clair. Leclerc et Carrefour ne distribuent presque plus de CD et ne proposent rien sur le numérique (mais ça pourrait changer). iTunes est devenu incontournable mais pour placer son produit chez eux il faut passer par un distributeur numérique (en gros hein). Des distributeurs numériques il y en a partout, qui servent plus ou moins de plateformes. Parce qu’il n’y a pas qu’iTunes. Des plateformes ou équivalent il y en a plein. Fnac, Virgin, Deezer, Spotify… rien que pour la France on recense allégrement 100 services. Et on peut également placer le produit sur son espace perso : son site. Ouais super. Trop d’emplacements tue l’emplacement et c’est un calvaire de savoir où distribuer quoi. Surtout que selon que tu joues du metal techno pop indé ou de la variété finlandaise, tu peux pas mettre ton produit aux même endroits.

  • Publicité: C’est à peu près le même bordel que pour le reste. Les encarts dans les inrocks? Ahaha heu non rien. Une pub dans Rock&Folk alors? Ou alors un super clip viral avec des faux acteurs qui jouent super mal? Ou une pub facebook ciblée? Tu sais ces pubs ciblées qui te proposent à toi homme en couple fan de musique des produits pour t’épiler le maillot ou rencontrer de belles russes un peu vulgaires et pour le moins libérées. Reste encore la pub télé, radio mais bon, c’est pas à la portée de tous les budgets.

Fog

Tu l’auras compris, tout le monde nage. Sauf bien sûr ceux qui sont persuadés que l’avenir se cache dans le passé et les autres convaincus que l’avenir c’est déjà le passé. Entre les deux, hum entre les deux, méfions-nous des « 10 trucs marketing pour se faire connaître » assénés sans recul. Au risque de sortir du brouillard pour se prendre un platane en pleine tronche… Soyons désinvoltes, n’ayons l’air de rien.

CD1D c’est donc une fédération de label indépendants qui a lancé une plateforme CD1D.com pour vendre des disques par correspondance. Un des fondateurs de CD1D disait au printemps de bourges “vous pouvez considérer que nos chiffres de ventes sont faibles si vous comparez à une major. Mais si vous comparez à une FNAC, on est une des plus grosses FNAC de france”. Je cite de mémoire hein. Pas bête la comparaison. Et une FNAC avec un putain de catalogue si je puis me permettre ! La suite donc des réponses de CD1D.

La musique en téléchargement gratuit sur le site d’un groupe et payante ailleurs, vous en pensez quoi ?

Nous n’avons individuellement, et bien heureusement, pas tous les mêmes avis sur la question, toutefois le slogan de cd1d donne à percevoir notre positionnement quant au téléchargement ! « télécharger c’est découvrir, acheter c’est soutenir ». Nous ne bannissons pas le téléchargement illégal car nous sommes conscients que la libre circulation de la musique est importante pour les artistes. Un jeune groupe, par exemple a besoin de faire circuler sa musique pour se faire connaître, trouver des dates… donc on ne peut pas blâmer ceux qui téléchargent la musique d’un groupe pour la découvrir et la faire écouter à ses amis. Notre propos se situe davantage dans le fait d’avoir envie de soutenir un artiste qu’on affectionne. Il est important de continuer d’acheter la musique des artistes pour que ces derniers puissent continuer de produire. Heureusement et c’est important les réels amateurs de musique désirent se procurer l’objet (vinyl, boitier sérigraphié…). Le disque est certainement un support voué à être dépassé mais il ne faut pas l’enterrer avant l’heure, sur cd1d, nous réalisons encore à ce jour 70% des ventes en physique.

Certains labels décident même d’offrir le numérique pour l’achat de l’album en physique. Comme nous l’avons déjà précisé, sur cd1d chaque label est maître de son catalogue, il choisit son prix public aussi bien sur le physique que sur le numérique (en vendant piste par piste ou l’album intégral), tout comme il sélectionne dans les pistes de ses artistes celles qu’il souhaite laisser en écoute totale ou en extrait de 30 secondes.
Une de nos missions se résume à faire de l’éducation populaire, c’est à dire à sensibiliser les auditeurs sur les difficultés et réalités auxquelles nous faisons face et sur l’importance de l’achat de musique pour la survie de nos artistes et de la diversité culturelle.

Votre rapport à HADOPI?

Nous nous sommes réunis en avril dernier lors de la première édition du MaMA à Bourges, pour rédiger une lettre ouverte (relayé par quelques médias nationaux) qui a été envoyé aux députés où nous exposons justement notre positionnement par rapport à cette loi.
http://www.irma.asso.fr/Lettre-ouverte-Hadopi-aux-deputes
Notre position n’a pas changé depuis la rédaction de cette lettre.

Quel est selon vous aujourd’hui le réel problème de l’industrie musicale?

Le problème de l’industrie musicale est d’une part la manière dont on nous donne à consommer la musique. Les mass médias et le lobbying des majors matraquent les auditeurs d’une poignée d’artistes non exhaustive. En effet, quand on sait que le même titre peut être diffusé plus de 15 fois par jour sur certaines radios, on se dit qu’entre les clips et les spots publicitaires diffusés en boucle et l’édition le public n’a pas d’autre choix que de subir cette musique. Le problème est qu’avec de telles pratiques, nous sommes quasiment sûrs que le public consommera cette musique parfois même inconsciemment.

D’autre part les habitudes du public évoluent. L’écoute en streaming, les webradio, les téléphones portables, lecteurs multimédias, etc, sont devenus des modes d’utilisation courants. Ce qui induit un changement relativement radical dans une industrie musicale qui devient alors obsolète. Il est important de ne pas négliger et de repenser la place du public qui a malheureusement toujours été le dernier maillon de la chaîne de l’industrie musicale. Cette industrie impose encore sa vision du monde au public alors que c’est l’inverse qui doit être pris en compte. Elle reste axée sur le maintien de ses profits quitte à en sanctionner (via Hadopi par exemple) sa principale source de revenus : le public.
Dans tout cela il est important de ne pas oublier la question primordiale de la responsabilité des FAI*. Ces derniers deviennent les maisons de disques de demain et agitateurs d’une pseudo création, ils font la pluie et le beau temps parce qu’ils détiennent l’accès à internet. Ce qui revient à utiliser la musique comme produit d’appel pour vendre de l’abonnement.

Enfin pour finir, la musique enregistrée n’a jamais été gratuite et ne l’est pas encore (l’abonnement à internet étant payant). La création doit être rémunérée et il ne faut ni dans les esprits ni dans les faits perdre de vue cette notion.

Alors Has been CD1D? Ahah oui tu as honte d’avoir pensé ça. C’est normal. mais ce n’est pas grave. L’important c’est de reconnaître ses erreurs (en achetant une caisse de nouveautés chez CD1D par exemple).

Je suis quand même, encore, frappé de constater que plus on a de raisons de se plaindre du piratage plus on s’y adapte. Les petits labels indépendants ont énormément soufferts de la crise du disque (dans la mesure où leur disparition était –et est toujours- en jeu en quasi permanence pour certains). Et pourtant voilà, ils essayent de s’adapter, de trouver des solutions, des nouveaux modèles. Ce qui ne légitime en rien les petits sagouins qui n’ont pas dépensé un centime pour la musique depuis 1999 mais enfin au moins ça permet d’avancer.

Quant à la gratuité de la musique enregistrée, eh bien, pas mieux que CD1D. Grand merci donc à Fabien dont je ne sais pas ce qu’il fait chez CD1D parce que je suis décidément une truffe. Je lui avais demandé s’il travaillait chez CD1D et il avait répondu oui. Et ça me fait toujours plaisir quand on me dit “oui”. Tout à ma joie j’en ai oublié de lui demander ce qu’il y faisait. J’ai réparé l’erreur tardivement et je sais donc qu’il est responsable de communication web mais bon j’assume ma boulette.

Très de bavardages, allez faire un tour sur CD1D. Et quand vous avez le choix, achetez chez eux. Et faites les connaître parce que ben parce qu’ils existent, ils sont là. Ils bossent. On n’est pas dans le concept, dans le ya plus ka ki faut kon.

Tiens d’ailleurs, c’est décidé, toutes les semaines, je ferai un petit article sur un artiste dispo chez CD1D.

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