CD1D c’est donc une fédération de label indépendants qui a lancé une plateforme CD1D.com pour vendre des disques par correspondance. Un des fondateurs de CD1D disait au printemps de bourges “vous pouvez considérer que nos chiffres de ventes sont faibles si vous comparez à une major. Mais si vous comparez à une FNAC, on est une des plus grosses FNAC de france”. Je cite de mémoire hein. Pas bête la comparaison. Et une FNAC avec un putain de catalogue si je puis me permettre ! La suite donc des réponses de CD1D.

La musique en téléchargement gratuit sur le site d’un groupe et payante ailleurs, vous en pensez quoi ?

Nous n’avons individuellement, et bien heureusement, pas tous les mêmes avis sur la question, toutefois le slogan de cd1d donne à percevoir notre positionnement quant au téléchargement ! « télécharger c’est découvrir, acheter c’est soutenir ». Nous ne bannissons pas le téléchargement illégal car nous sommes conscients que la libre circulation de la musique est importante pour les artistes. Un jeune groupe, par exemple a besoin de faire circuler sa musique pour se faire connaître, trouver des dates… donc on ne peut pas blâmer ceux qui téléchargent la musique d’un groupe pour la découvrir et la faire écouter à ses amis. Notre propos se situe davantage dans le fait d’avoir envie de soutenir un artiste qu’on affectionne. Il est important de continuer d’acheter la musique des artistes pour que ces derniers puissent continuer de produire. Heureusement et c’est important les réels amateurs de musique désirent se procurer l’objet (vinyl, boitier sérigraphié…). Le disque est certainement un support voué à être dépassé mais il ne faut pas l’enterrer avant l’heure, sur cd1d, nous réalisons encore à ce jour 70% des ventes en physique.

Certains labels décident même d’offrir le numérique pour l’achat de l’album en physique. Comme nous l’avons déjà précisé, sur cd1d chaque label est maître de son catalogue, il choisit son prix public aussi bien sur le physique que sur le numérique (en vendant piste par piste ou l’album intégral), tout comme il sélectionne dans les pistes de ses artistes celles qu’il souhaite laisser en écoute totale ou en extrait de 30 secondes.
Une de nos missions se résume à faire de l’éducation populaire, c’est à dire à sensibiliser les auditeurs sur les difficultés et réalités auxquelles nous faisons face et sur l’importance de l’achat de musique pour la survie de nos artistes et de la diversité culturelle.

Votre rapport à HADOPI?

Nous nous sommes réunis en avril dernier lors de la première édition du MaMA à Bourges, pour rédiger une lettre ouverte (relayé par quelques médias nationaux) qui a été envoyé aux députés où nous exposons justement notre positionnement par rapport à cette loi.
http://www.irma.asso.fr/Lettre-ouverte-Hadopi-aux-deputes
Notre position n’a pas changé depuis la rédaction de cette lettre.

Quel est selon vous aujourd’hui le réel problème de l’industrie musicale?

Le problème de l’industrie musicale est d’une part la manière dont on nous donne à consommer la musique. Les mass médias et le lobbying des majors matraquent les auditeurs d’une poignée d’artistes non exhaustive. En effet, quand on sait que le même titre peut être diffusé plus de 15 fois par jour sur certaines radios, on se dit qu’entre les clips et les spots publicitaires diffusés en boucle et l’édition le public n’a pas d’autre choix que de subir cette musique. Le problème est qu’avec de telles pratiques, nous sommes quasiment sûrs que le public consommera cette musique parfois même inconsciemment.

D’autre part les habitudes du public évoluent. L’écoute en streaming, les webradio, les téléphones portables, lecteurs multimédias, etc, sont devenus des modes d’utilisation courants. Ce qui induit un changement relativement radical dans une industrie musicale qui devient alors obsolète. Il est important de ne pas négliger et de repenser la place du public qui a malheureusement toujours été le dernier maillon de la chaîne de l’industrie musicale. Cette industrie impose encore sa vision du monde au public alors que c’est l’inverse qui doit être pris en compte. Elle reste axée sur le maintien de ses profits quitte à en sanctionner (via Hadopi par exemple) sa principale source de revenus : le public.
Dans tout cela il est important de ne pas oublier la question primordiale de la responsabilité des FAI*. Ces derniers deviennent les maisons de disques de demain et agitateurs d’une pseudo création, ils font la pluie et le beau temps parce qu’ils détiennent l’accès à internet. Ce qui revient à utiliser la musique comme produit d’appel pour vendre de l’abonnement.

Enfin pour finir, la musique enregistrée n’a jamais été gratuite et ne l’est pas encore (l’abonnement à internet étant payant). La création doit être rémunérée et il ne faut ni dans les esprits ni dans les faits perdre de vue cette notion.

Alors Has been CD1D? Ahah oui tu as honte d’avoir pensé ça. C’est normal. mais ce n’est pas grave. L’important c’est de reconnaître ses erreurs (en achetant une caisse de nouveautés chez CD1D par exemple).

Je suis quand même, encore, frappé de constater que plus on a de raisons de se plaindre du piratage plus on s’y adapte. Les petits labels indépendants ont énormément soufferts de la crise du disque (dans la mesure où leur disparition était –et est toujours- en jeu en quasi permanence pour certains). Et pourtant voilà, ils essayent de s’adapter, de trouver des solutions, des nouveaux modèles. Ce qui ne légitime en rien les petits sagouins qui n’ont pas dépensé un centime pour la musique depuis 1999 mais enfin au moins ça permet d’avancer.

Quant à la gratuité de la musique enregistrée, eh bien, pas mieux que CD1D. Grand merci donc à Fabien dont je ne sais pas ce qu’il fait chez CD1D parce que je suis décidément une truffe. Je lui avais demandé s’il travaillait chez CD1D et il avait répondu oui. Et ça me fait toujours plaisir quand on me dit “oui”. Tout à ma joie j’en ai oublié de lui demander ce qu’il y faisait. J’ai réparé l’erreur tardivement et je sais donc qu’il est responsable de communication web mais bon j’assume ma boulette.

Très de bavardages, allez faire un tour sur CD1D. Et quand vous avez le choix, achetez chez eux. Et faites les connaître parce que ben parce qu’ils existent, ils sont là. Ils bossent. On n’est pas dans le concept, dans le ya plus ka ki faut kon.

Tiens d’ailleurs, c’est décidé, toutes les semaines, je ferai un petit article sur un artiste dispo chez CD1D.

Problem when you ask to talented artists if they would agree to answer few questions is that they often say yes. Then you think “oh my god, my questions will look so ridiculous, I can’t, I got to cancel”. Hum, no, ok, if he says yes, I got to do it… So Mister Bjørn Berge kindly agreed to answers few questions regarding his relation to music. Questions that are sometimes naives on purpose, sometimes not. He proves once more that most of the artists have understood how powerful and helpful internet can be (if properly used of course).

One song or one video clip to introduce Bjørn Berge to someone that does not know you?

image Crazy Times

Why do you play music?

imageFirst of all because I like music and I like to play the guitar. It’s also nice to make a living out of a hobby. Always been interested in music so it feels natural to me.

What has the most changed in the world of music since you started to play?

imageInternet. Through internet it’s much easier for my fans to check out new things and keeping themselves updated, and also easier for new people to check out on me. Always just one click away on the computer and it also makes me able to communicate with my fans.

A band or an artist you would love to make a duet with?

imageRy Cooder, because he’s one of the best guitarists in the world.

How do you discover music today?

imageI’m checking out a lot on internet through myspace, YouTube etc.etc..

What is -according to you- the real problem of music industry today?

imageNowadays the major recordcompanies has much bigger competition than before from small indie-labels and through downloading (legal and illegal). The sales is decreasing so also more important to be out playing live for being visible. One problem is the formatted radio that makes it hard to get airplay unless you’re a mainstream pop- or rock-act. Another thing is that the major labels have not been realizing the fact and excisting of internet and it’s possibilities to spread the word. Their attitude has changed a lot now, but it took some time.

The most beautiful story that happened to you since you play?

imageThe Roskilde Festival in Denmark and Arezzo Wave Love Festival in Italy. Wonderful to sit on stage at these big festivals with so many enthusiastic people in front of me, listening to my music.

Thanks a lot to Bjørn Berge and to Erik Brenna his manager.

If you don’t know Bjørn Berge , get to know him. On Cd or Live if you can. And be ready for it. Cause what that guys and his guitar can do just seems out of this world. And it is groovy and funky and still it rocks!

Fretwork “Crazy Times” can be listened on the last record of Bjørn called Fretwork. It will be realesed beginning of octobre. Not possible to listen to it yet.

Now and in order to have Bjørn slapping your face and your ears, please listen to “Travelling Riverside Blues”. Be cautious cause it will hurt… Read the rest of this entry

Le problème de demander à des musiciens hyper talentueux s’ils acceptent de répondre à quelques questions c’est que souvent ils acceptent. Et là: “mais enfin non, je ne peux pas, mes questions vont être nulles, c’est impossible, j’ai honte heu bon ok j’y vais alors”. Mister Bjørn Berge a donc accepté de répondre à quelques questions sur son rapport à la musique. Questions parfois volontairement naïves. il prouve une fois de plus que les artistes sont globalement pour internet et qu’ils ont bien compris que c’était une nouvelle opportunité. Même si bien sûr, tout n’est pas rose.

Une chanson ou une video pour présenter Bjørn Berge à quelqu’un qui ne vous connait pas?

image Crazy Times

Pourquoi jouer vous de la musique?

imageAvant tout parce que j’aime la musique et j’aime jouer de la guitare. Et puis c’est bien aussi de pouvoir vivre d’une passion. J’ai toujours été intéressé par la musique alors ça m’a paru naturel.

Qu’est-ce qui a changé le plus depuis que vous jouez?

imageInternet. Avec internet c’est beaucoup plus facile pour mes fans de trouver les nouveautés et pour moi de les tenir au courant et c’est aussi plus simple pour que les autres puissent me découvrir. Je suis toujours à un seul click et ca me permet aussi de communiquer avec mes fans.

Un groupe ou un artiste avec qui vous aimeriez faire un duo?

imageRy Cooder, parce qu’il est un des meilleurs guitaristes du monde.

Comment découvrez vous la musique aujourd’hui?

imageJe cherche beaucoup sur internet avec MySpace, YouTube etc…

Quel est –selon vous- le vrai problème de l’industrie musicale?

imageDe nos jours les majors ont beaucoup plus de compétition avec les petits labels indépendants et le téléchargement (légal et illégal). Les ventes baissent alors il est plus important de jouer live pour être visible. Le formatage radio est un autre problème qui rend très difficile d’être diffusé à moins que vous soyez grand public ou rock star. Et les majors n’ont pas réalisé la réalité et l’existence d’internet et ses possibilités pour la promotion. Leur attitude a bien changé mais cela a pris du temps

La plus belle histoire qui vous soit arrivée depuis que vous jouez?

imageLe Festival Roskilde au Danemark et Arezzo Wave Love en Italie. Merveilleux de s’assoir sur la scène a ces grands festivals avec autant de gens enthousiastes en face de moi, écoutant ma musique.

Un grand grand merci à Bjørn Berge et à Erik Brenna son manager.

Si tu ne connais pas Bjørn Berge , découvre le. Vas le voir en concert lui sa guitare à 12 cordes, ses deux mains et ses trois cerveaux. Et prépare toi à prendre une bonne grosse claque en pleine tronche. Parce que ce que ce monsieur fait avec sa guitare, c’est juste incompréhensible. Mais surtout c’est beau, c’est classe et méchamment groovy et funky. En plus Bjorn Berge est très drôle sur scène. Tu l’auras compris, s’il s’intéresse à ta copine tu n’as aucune chance.

imagePour info, « Crazy Times » est sur le dernier album de Bjorn “Fretless » qui sort en France le 8 Octobre. Je ne peux donc pas le faire écouter ni même linker.

Mais pour que tu ne repartes pas d’ici sans avoir pris ta claque, voilà pour toi. “Travelling Riverside Blues”. Au festival Arezzo Wave Love justement. Attention ça va faire mal. Et oui il est tout seul… Read the rest of this entry

MySpace achète, Apple vend, Twitter fait twitter les zicos et Denis Verloes décrit le futur de la musique, comme ça, tranquille dans un article qui devrait être une référence dans toutes les discussion pro/anti HADOPI.

Musique et Promotion

image

La MySpacerie de la semaine: MySpace a racheté iLike. MySpace service social de découverte de musique (non tu ne dois pas rire) et iLike service social de  découverte de musique (ne ris pas te dis-je). iLike très marqué Facebook. MySpace très marqué rien puisque compatible avec rien. Reste que la première réaction a été “oh mon dieu, iLike est mort” ce qui est amusant. La deuxième a été “MySpace nargue facebook” puisqu’iLike est un peu LE moyen d’écouter de la zik sur Facebook. En même temps, si Facebook dégage iLike ben MySpace aura racheté du vent. Ce qui est inconcevable tant MySpace a fait preuve de hauteur de vue ces derniers mois…

image Twitter, twitter et twitter encore. Bon c’est incontournable ok on a compris et tout le monde y va de ses 10,30 ou 7500 usages, applications twitter. Comme cet ultimate guide to Twitter qui liste 150 liens qui peuvent être utiles. OK, reste que pour un artiste, remplir pour remplir n’a pas de sens. Et que twitter est un outil, un moyen, pas une fin en soi.

5 outils essentiels pour promouvoir votre groupe. Le titre est racoleur bien sûr. Il est surtout très adapté à un groupe américain: Last.fm, iLike, Ourstage. mais il donne des idées quand même.

imageUn truc bien pour se promouvoir: mettre sa musique en ligne sur le maximum de sites de téléchargement, streaming etc. Hum oui mais il y en a tellement. Eh bien ça va continuer. Cet excellent article explique en gros que les nouveaux moyens de découvrir de nouveaux artistes vont faire partie du paysage. Les utilisateurs passent de Napster à pandora puis à Myspace, ilike, emeem, deezer puis spotify. Il faut s’y faire. Bon pour les start-up en question apr contre c’est un peu la loose et ce serait selon Rafat Ali inévitable.

image La promotion quand tu es artiste ce n’est pas, ce n’est plus, d’envoyer un mail “personnalisé” : ouais achète mon Cd s’il te plait tellement je t’aime quand tu m’achètes. Non c’est aussi, manager une communauté (gros mot inside). alors pour toi je te fais suivre un ebook gratuit du site (tiens toi bien) www.managerunecommunaute.com. Avec quand même pas mal de conseils qui pourrait t’aider.

Un groupe voit ses ventes et l’affluence à ses concerts augmenter. Il vit dans un pays qui vient d’acheter HADOPI? Un pays ou les PC n’existent pas, ou l’internet est à l’état minitélisé? Eh non. Mais un des ses morceaux a été utilisé –illégalement- pour accompagner une video. Video qui cartonne sur youtube…

Musique et Industrie Read the rest of this entry

Les blogs sur la musique c’est comme les groupes de musique, il en arrive 100 par jour. Pourquoi donc alors le choix de Mlle Eddie s’est-il démarqué aussi vite ? Allez y faire un tour et vous verrez que décidément le net est plein de gens à la culture musicale astronomique et qui en plus savent partager cette culture. Du mainstream, du moins, du confidentiel, du très connu, du rock, du rap, Mlle Eddie a le choix éclectique. Et elle semble avoir bien compris ce que le net pouvait apporter de plus par rapport à des magazines papier traditionnel.lechoix2.jpg

Peux-tu te présenter? 
Eddie, 20 ans, Française expatriée depuis 6 mois en Finlande et dont le séjour touche à sa fin, étudiante en économie et accessoirement blogueuse musicale depuis presque pile poil 1 an (depuis le 9 juin 2008 pour être très précise). Tiens allez, disons même que j’suis une critique musicale, ça a quand même plus de gueule.

Qu’est-ce qui t’a motivé pour créer ce blog?
Comme tous ceux et toutes celles qui créent un blog, la motivation première a été la passion ! Je ne connaissais pas du tout le milieu d’Internet, mais j’ai très vite compris qu’un blog pouvait être le vecteur de cette passion. Je suis ce que j’appelle moi-même une « musicophage toujours en manque », c’est-à-dire que je recherche de nouveaux plaisirs sonores frénétiquement. Mécaniquement, je me suis donc construit une certaine culture musicale, et comme je suis du genre bavarde, et bien je parle de tout ce que je découvre. Au fur et à mesure, parler de mes découvertes est devenu un besoin irrépressible.

T’attendais-tu à un tel succès?
En créant le blog je n’avais aucune idée de ce qu’était un « succès » à l’échelle des blogs, et encore moins à l’échelle d’un blog musical. Et en fait je ne sais toujours pas vraiment ce que c’est, on est quand même très peu de blogs musicaux, c’est une toute petite communauté. Parler de « succès » pour un blog, je trouve toujours ça risible, lol ! Je m’attendais évidemment à ce que des gens atterrissent sur le site, mais par contre me retrouver 1 an plus tard avec plus de 500 abonnés fidèles, ça non. 

Tu vois évoluer ton blog comment dans les 2 ans à venir ?
J’aime bien sa forme actuelle. J’arrive à proposer vraiment beaucoup de choses, sous des formes diverses (critique, vidéo, playlist, mp3, liens, news) et je n’ai pas vraiment envie de proposer d’autres choses. Tout ça prend déjà beaucoup de temps, et j’ai peur d’en manquer. Donc je ne raisonne pas à moyen ou long terme (le jargon de l’économiste arrive, aïe aïe aïe !), mais plutôt à court voire très court terme. Peut-être que je ferai plus d’interviews (j’ai pas encore trouvé un format qui me convienne)… Mais non, je crois avoir atteindre une forme satisfaisante pour un one-woman-blogzine :)

Tu sembles refuser la course à l’actualité mais comment gères-tu malgré tout la profusion de groupes, morceaux, vidéos, évènements ?
C’est le grand problème pour moi, vraiment. C’est très dur de résister à ce que tu appelles justement la course à l’actu. Plus on parle d’un disque tôt, plus haut il se retrouve dans les résultats de recherche Google, c’est ce que chaque blogueur ou blogueuse musical a en tête. Après on peut choisir d’ignorer cette réalité, ou de jouer avec. Personnellement, c’est de l’improvisation complète. Prends par exemple le dernier album de Phoenix : je ne l’ai chroniqué que très récemment tout simplement parce que je n’arrivais pas à me mettre en accord avec moi-même sur ce que j’allais écrire. J’arrive facilement à remettre à plus tard une critique de disque parce que je sens que je n’arriverai que difficilement à me faire un avis sur lui.

Quand à la profusion de groupes et de médias, c’est à s’arracher les cheveux de la tête pour une musicophage comme moi ! Je me suis faite à l’idée que j’allais passer à côté de milliers de trucs, et que je devais me contenter de ce qui me tombait dans les cages à miel. Je crois que c’est déjà pas mal. J’ai beaucoup de sources, j’essaye de m’organiser correctement (vive Netvibes !) et puis j’effectue un gros travail de tri pour ne proposer que ce que j’aime vraiment beaucoup aux lecteurs et lectrices du blog. C’est ce que te diront sûrement tous les blogueurs et blogueuses que tu interrogeras : le tri, le tri, encore le tri ! Fonctionner au coup de cœur, mais ne pas enterrer un groupe trop vite… Essayer de parler de groupes que les autres médias négligent, mais ne pas oublier qu’un blog est fait pour parler de ce qu’on aime et qu’on peut aimer des choses ultra-mainstream…

Concernant la découverte de nouveaux artistes. Aujourd’hui c’est plus simple ou plus compliqué qu’il y 5 ans pour toi?
Oh, trouver de nouveaux artistes, c’est facile, en trouver que tu aimes, c’est autre chose. Il y a 5 ans, je n’utilisai pas le net pour trouver de nouveaux artistes, je lisais quelques magazines, je fouillais dans la collection de mes parents, j’achetais des livres, et puis j’essayais de trouver de quoi me « nourrir » dans les médiathèques. La radio était très importante pour moi aussi. Maintenant je ne lis plus de magazines, je n’écoute plus la radio, et je passe des heures et des heures sur le net, et je me nourris du bouche-à-oreille généré par les blogs. C’est donc bien plus simple, une fois qu’on a trouvé des sources « sûres » de découvertes d’artistes intéressants. Beaucoup, beaucoup plus d’artistes passent dans mon radar, et il ne se passe pas 1 semaine sans que j’en découvre au moins 1 que j’adore. Ce qui n’était largement pas le cas il y a 5 ans.

Quel est -de ton point de vue- le vrai problème de l’industrie musicale aujourd’hui?
Le vrai problème, tout le monde le connaît : c’est tout le monde ! Une large partie des consommateurs qui ne se rendent pas compte qu’il faut beaucoup d’argent pour enregistrer de la musique, et qui se tirent une balle dans le pied en ne faisant que télécharger car cela prive les artistes d’argent, ce qui prive ensuite les consommateurs de musique.

Et puis tout de même, les majors ont une responsabilité gigantesque dans la mauvaise santé de l’industrie musicale : ils manquent de couilles, si j’ose dire. Ils n’ont pas vu venir Internet et semblent refuser de comprendre que c’est sur Internet que tout se joue, c’est sur Internet qu’il faut trouver un modèle économique viable, c’est sur Internet que les jeunes vont instinctivement dès qu’ils veulent écouter de la musique. La R&D doit se tourner vers Internet, faire des compromis avec ceux que les majors ne cessent de diaboliser, ceux qu’elles appellent les « pirates ». Il y a une énorme incompréhension, un fossé de générations que les majors ne semblent pas vouloir franchir, trop attachées à un système qui leur a rapporté des millions pendant des années. C’est plus possible de se faire des couilles en or avec de la musique, mais elles s’accrochent à ce rêve…

Et le problème de l’industrie musicale, c’est de mettre en avant des bouses intergalactiques. M’enfin là on peut pas faire grand-chose : les gens les achètent…

Myspace est-il mort?
Tous mes billets ou presque possèdent un lien dirigeant vers le MySpace du groupe dont je parle, donc non, il ne me semble pas que MySpace soit mort. Mais face à Facebook, je vois mal comment il pourrait résister.

Deezer: pour ou contre?
Ni pour ni contre, mais simplement dubitative. Deezer, Jiwa, Spotify… j’ai du mal à les voir encore vivants dans 5 ou 6 ans, en tout cas dans leur forme actuelle. Ou alors à coups d’intégrations publicitaires envahissantes… Deezer, et maintenant Spotify, ont fait beaucoup de bien à l’industrie musicale je pense. Il ne faut pas oublier qu’avant d’être un site de streaming légal, Deezer avait pour nom BlogMusik, un site qui avait dû fermer ses portes suites aux pressions de la Sacem entre autres. Il a évolué et à permis à nombre de gens de commencer à croire qu’il était possible de trouver un compromis entre écoute libre de musique et légalité. Mais la qualité d’écoute est nulle, et les majors ne leur rendent pas la tâche aisée. Il faudra vraiment beaucoup de volonté et de créativité des deux côtés pour que Deezer et les autres systèmes de streaming survivent.

Selon toi, la musique on l’écoutera, la découvrira comment dans 5 ans? Et le Live, on le vivra comment?
Alors là franchement, aucune idée, j’suis pas Nostradamus ! Tout ce que je peux faire c’est espérer qu’on la découvrira légalement et à un prix équitable. On l’écoutera sur le net, dans nos gadgets BlackBephone et iBerry, et on la découvrira très certainement encore dans un blogzine nommé Le Choix de Mlle Eddie, lol !

Le live, j’espère que ceux qui n’ont pas les moyens ou les possibilités de se déplacer régulièrement et très loin pourront le vivre, encore une fois à un prix équitable, dans leur lit ou dans leur canapé, grâce à des retransmissions live ou différées des concerts. J’espère que les maisons de disques se bougeront les miches pour rendre ça possible (ça l’a été avec Fabchannel notamment, mais le site a fermé récemment, encore une fois parce qu’ils n’ont pas trouvé un modèle économique viable), car je pense que la demande en événements live est importante. La musique est faite pour être jouée après tout, non ?

Je voudrais aussi (et surtout) raconter des histoires d’humains, de personnes. Alors s’il y a une personne ou une rencontre liée à la musique que tu veux évoquer, n’hésite pas!
Je n’ai pas encore rencontré grand-monde à vrai dire. Je pourrais tenter une réponse philosophique du genre : grâce à la musique je me découvre moi-même un peu plus chaque jour, ou une autre connerie dans le genre, mais ce serait vraiment trop skyblogesque.
Je n’ai pas beaucoup d’histoires de rencontres grâce à la musique…
Tous les événements importants de ma vie sont associés à une chanson, un album, un artiste, un style…
Il est toujours extrêmement agréable de rencontrer des gens qui partagent la même passion que toi pour un groupe ou un style de musique particulier, ça entraîne des tonnes de découvertes et des discussions enflammées. Des fois j’me dis que quand je serai vieille, sénile, que j’aurais perdu la mémoire etc, je pourrais toujours me replonger dans ma collection de disques et vinyles pour me remémorer de personnes, situations ou événements. C’est assez rassurant en fait. Une espèce d’assurance-mémoire, lol ! Bon, je commence à divaguer, le timing est bon, c’était la dernière question :-p

Merci donc Mlle Eddie. Merci pour les réponses et pour le franc parler, ça fait plaisir à lire ( c’est vrai que ma question sur le succès d’un blog était très mal tournée et tout à fait niaise). Longue vie au choix de Mlle Eddie. Et pour joindre l’utile à l’agréable et rester dans la découverte un petit lien vers eliote & the ritournelles qui ne sont pas dans le choix de Mlle Eddie et qui seront en interview d’ici peu.

Si vous allez sur cette adresse http://www.webware.com/100/ vous pourrez voir les gagnants d’un concours assez techno : les 100 meilleurs sites du monde dans 10 catégories. Je vous passe les détails sur le concours et la véracité d’une telle affirmation…

Mais que vient faire ce classement sur B comme BoxSons ? Hum à priori rien. Pourtant il y a toute sa place parce que je pense que les nouvelles manières de promouvoir, vendre, partager la musique sont là. Directement bien sûr dans la catégorie « audio » même si entre Itunes et AmazonMp3 il y aurait beaucoup à dire.

Mais surtout indirectement. Dans l’utilisation que certains d’entre nous feront de ces nouveaux médias. Sans entrer dans le listing exhaustif (et chiant) des 100 sites, quelques pistes de réflexions :

ou des browser internet qui intègrent les réseaux sociaux. Pourquoi ne pas partager en direct ses découvertes musicales avec ses potes facebook ou myspace? Read the rest of this entry

Get Adobe Flash playerPlugin by wpburn.com wordpress themes