Un site qui serait basé uniquement sur la vente de CD en VPC, ca vous parle? Ben non ça vous parle pas et c’est normal. Faut être trop has-been pour monter un truc comme ça en 2009 vous dites-vous. Ahaha sacré vous, vous avez la critique facile. Alors on va rependre ensemble et après vous vous ferez votre idée. Ou plutôt non, on va laisser s’exprimer CD1D à travers Fabien. Et normalement votre idée sera faite. Histoire que vous ne soyez pas trop perdus, je vous mets quelques chiffres (volés sur le site de CD1D).

CD1D_Chiffres

CD1D_Ventes

CD1D a plus de 4 ans. Comment est né le projet ?

Le projet cd1d a vu le jour en 2004 sur l’initiative de 7 labels fondateurs (6AM / Aïlissam / Crash disques / Facto Records / Irfan le label / Jarring Effects / Vicious Circle ). La baisse des ventes, le manque de place dans les magasins, la difficulté d’accéder pour certains aux réseaux de distribution traditionnels nous ont incité à nous regrouper afin d’échanger sur nos métiers, de partager des savoirs et compétences. Forts de ce constat et du fait qu’aucun d’entre nous ne bénéficiait de paiement sécurisé sur son site et que les ventes en direct étaient source de revenus supplémentaires, nous avons décidé de créer une fédération de labels indépendants.

A peine six mois plus tard, en mars 2005, nous mettions en ligne la première version de la plate-forme http://www.cd1d.com. Cet outil de distribution permet aux labels membres de la fédération de vendre toutes leurs productions au format physique et/ou numérique (mp3 / Flac). Cd1d se veut être un outil élaboré par les labels au service des labels, en effet chacun d’eux est maître de son catalogue en définissant lui-même ses tarifs, et cd1d lui reverse 85% de ses ventes. Une de nos volontés premières était de réduire le nombre d’intermédiaires entre l’artiste et l’auditeur.

Acheter sur cd1d c’est soutenir la création, labels, artistes et bénéficier d’un catalogue avec des références qu’on ne peut trouver nulle part ailleurs. 5 ans plus tard, nous intégrons régulièrement de nouveaux labels et nous continuons plus que jamais à travailler ensemble sans jamais dévier de notre ligne de conduite initiale

4 ans plus tard, qu’est-ce qui a changé pour vous ?

Ce qui a changé pour nous c’est avant tout, l’ampleur du projet. Nous sommes aujourd’hui plus de 130 labels membres, 980 artistes proposant ainsi plus de 1830 disques et de 15 000 pistes téléchargeables. En quatre ans, nous avons vu notre secteur changer, évoluer, les ventes physiques chuter davantage, certains producteurs, distributeurs et disquaires mettre la clé sous la porte. Il est indéniable que de nombreuses choses ont changé mais nous tentons au quotidien de nous adapter à ce secteur en constante migration.
Aujourd’hui nous développons de nombreux partenariats avec des structures desquelles on se sent proches ou qui nous soutiennent (FCM, Sacem, SMA*, Ferarock, CALIF*, etc). En parallèle de tous les chantiers internes qui concernent le fonctionnement de la plate-forme nous suivons de près les créations des fédérations régionales (Phonopaca*, FEPPIA*, FEPPRA*, FEPPAL*, FLIM*…). En effet pour ne pas plier sous le poids de la crise que traverse l’industrie phonographique, des initiatives naissent chaque jour dans les régions. Suite à cela, il nous a semblé important avec l’ensemble des fédérations régionales de créer la FELIN* afin d’avoir un relais et un poids au niveau national. Aussi bien à l’échelle régionale que nationale nous pouvons dire que l’indépendance s’organise.

Des projets pour les 2 ans à venir ?

L’avenir de nos métiers étant tellement incertain qu’il est difficile de détailler notre planning pour les deux prochaines années. En revanche, il est vrai que nos objectifs et projets sont de développer le travail que nous avons déjà commencé en région avec les différentes fédérations afin d’obtenir une réelle représentativité nationale. Il est important de sensibiliser citoyens, politiques et institutionnels afin que ceux qui décident de l’avenir de nos métiers ne le fassent plus sans en connaître les fondements et enjeux. Nous souhaitons encore et toujours porter la voie des labels indépendants et de leurs artistes, offrir une véritable diversité musicale et culturelle via les plates-formes régionales.
Nous allons très prochainement lancer la version 4 du site qui nous permettra d’intégrer le contenu des plates-formes régionales et de proposer de nouveaux services aux labels et internautes.

Pour la suite il faudra revenir demain. Parce que c’est comme tout, quand c’est dense et touffu, faut prendre le temps…

Glossaire :
* Flac : Free Lossless Audio Codec est un codec libre de compression audio sans perte.
Source : wikipedia
*Phonopaca : groupement des acteurs de l’industrie musicale en Provence Alpes Côte d’Azur
http://www.phonopaca.com/
* FEPPIA : Fédération des Editeurs et Producteurs de Phonogrammes Indépendants d’Aquitaine
http://www.feppia.org/
*FEPPRA : Fédération des Editeurs et Producteurs de Phonogrammes de la région Rhône Alpes
http://www.feppra.org/
* FEPPAL : Fédération des Editeurs et Producteurs de Phonogrammes en région Pays de la Loire
http://www.feppal.fr/
*FLIM : Fédération des Labels Indépendants de Midi Pyrénées
http://www.myspace.com/fedelabelsmidipyrenees
*SMA : Syndicat des Musiques Actuelles
http://www.sma-syndicat.org
*CALIF : Club Action des Labels Indépendants Français
www.calif.fr
*FAI : Fournisseur d’Accès à Internet